© LCI La secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, a écrit à l'iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par lapidation, que la France s'était portée "responsable" de son sort, dans une lettre transmise à l'AFP mercredi par le site de la revue de Bernard-Henri Lévy, "La règle du jeu". "La France s'est mobilisée comme un seul citoyen pour faire valoir votre droit, pour empêcher l'ignominie programmée de votre sentence. Le Président de la République a fait de votre sort une affaire personnelle : la France, par sa voix, s'est portée responsable de Sakineh Mohammadi Ashtiani, et dénonce vigoureusement le recours à la peine de mort dont la persistance, à l'aube du troisième millénaire, est un lugubre archaïsme. Comme le sort moyenâgeux fait aux femmes dans votre système judiciaire", a écrit Mme Yade. "Votre visage et votre nom sont maintenant tatoués dans nos consciences ils sont dans le coeur de tous ceux qui luttent pour que les Droits de l'Homme et leur universalité s'appliquent à tous les hommes et à toutes les femmes", a également souligné la secrétaire d'Etat aux sports. L'Iran a indiqué mardi poursuivre l'examen du cas de Sakineh Mohammadi Ashtiani, dont elle a suspendu en juillet la condamnation à mort par lapidation à l'origine d'une vaste mobilisation internationale. Cette mère de famille iranienne de 43 ans a été condamnée en 2006, selon les autorités iraniennes, à 10 ans de prison pour avoir participé au meurtre de son mari avec l'un de ses amants, et à la lapidation pour plusieurs adultères.
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