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    Les victimes de PIP vont attaquer le ministère de la justice

    © TF1/LCI

    La principale association des porteuses de prothèses mammaires PIP va attaquer le ministère de la Santé devant la justice administrative pour inégalité de traitement, faute de bénéficier d'un fonds d'indemnisation comme les victimes du Mediator, a-t-elle annoncé jeudi. "L'association PPP par le biais de ses avocats entend déposer dans les  prochains jours une requête devant le tribunal administratif de Paris à  l'encontre du Ministre de la Santé, Xavier Bertrand. En effet, nous nous trouvons face une discrimination dans le traitement des victimes de produits de  santé", affirme l'association dans un communiqué. "La mise à jour de dysfonctionnements de l'Afssaps lors de l'enquête diligentée par le ministre de la Santé dans le dossier dit Médiator a conduit ce dernier à prendre les dispositions législatives et règlementaires afin que soit mis en place un fonds d'indemnisation des victimes", rappelle l'association des Porteuses de Prothèses PIP. "Or, de tels dysfonctionnements ont été de nouveau révélés récemment dans  le dossier dit des prothèses PIP. L'association PPP s'insurge contre l'absence  d'égalité de traitement des victimes (...) qui se voient exclues de tout  système d'indemnisation au titre de la solidarité nationale", ajoute  l'association, pour laquelle "il appartient à l'Etat de réparer les  conséquences de ses fautes". Le 1er février, un rapport de la Direction générale de la Santé et de  l'Agence des produits de santé (Afssaps) a souligné "la tromperie de grande  ampleur organisée par la société PIP", mais aussi "les faiblesses des systèmes  de contrôle et de vigilance". "Nous n'avons peut-être pas eu assez dans le radar cette société au vu des  éléments" successifs, a reconnu le directeur général de la santé, Jean-Yves  Grall, alors que l'alerte avait été donnée dès 1996 sur les pratiques de PIP. Selon Me Philippe Courtois, l'un des avocats de l'association PPP, la  majorité des porteuses de prothèses PIP n'ont pas les moyens de financer une  explantation de leurs prothèses et se trouvent dans les "mêmes difficultés  matérielles et morales" que les victimes du Mediator.

      

    6 Commentaires

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    • spounge_bob, le 09/02/2012 à 21h33

      Pour certaines ce n'est pas un choix esthétique mais une reconstruction physique et morale (suite à un cancer ou autre) !

    • toms2r, le 09/02/2012 à 13h56

      Votre titre est erroné , c'est pas le ministere de la Justice qu'ils vont attaquer mais celui de la Santé .....devant la Justice , c'est pas tout a fait pareil .

    • josfi7, le 09/02/2012 à 12h51

      C'est contre le chirurgien ou la clinique qui a posé ces implants que les personnes concernées devraient se retourner. L'Etat n'est pas responsable de leur choix esthétique.

    • -sfcm-, le 09/02/2012 à 12h48

      Seules les femmes ayant subit une restructuration mamaire suite à maladie doivent être prises à 100% pas la CPAM. Pour les autres, elles se retourner contre la societé PIP. Nous n'avons pas a payer pour des choix purement esthetique.

    • fabrice93300, le 09/02/2012 à 11h40

      Pour celles ayant subi une ablation du sein suite à un cancer il est normal qu'il y ait une indemnisation, pour les autres, je me pose de sérieuses questions

    • diktatur, le 09/02/2012 à 11h36

      Entre une chirurgie esthétique et un traitement médical,il y a quand même une grande différence!

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