© INTERNE![]() Le Parlement européen de Strasbourg. - |
Dans une résolution adoptée à la majorité, les députés ont demandé " une interdiction de la production d’aliments pour animaux ainsi que des pratiques alimentaires faisant intervenir le recyclage de restes animaux, pour le bétail, les ovins, les caprins ainsi que toute sorte d’animaux, y compris la volaille et les poissons ". Les parlementaires avaient déjà fait cette demande en 1996 mais n’avaient pas été écoutés.
La Commission n'est pas du même avis
Hier, le commissaire européen à l’Agriculture, David Byrne s’est à nouveau opposé à la résolution du Parlement. A son avis, l’interdiction totale des farines animales n’est ni nécessaire ni souhaitable d’un point de vue économique. La Commission exclu également le développement de la production d’oléagineux, une mesure pourtant rendue nécessaire en France pour remplacer les farines animales. Elle a rappelé que la production européenne était plafonnée à 4,9 millions d’hectares aux termes de l’accord de Blair House conclu en 1992 avec les Etats-Unis.
![]() David Byrne. - AFP |
Les experts vétérinaires assez timorés
De leur côté, les experts vétérinaires de l'Union européenne se sont prononcés hier soir à Bruxelles pour une extension du dépistage de la maladie de la vache folle, ce qui ferait plus que doubler le nombre de tests prévus à partir de janvier 2001. En tout, 400 000 animaux seraient testés.
Sans prendre de décision finale, le Comité vétérinaire permanent s'est déclaré favorable à ce que tous les animaux appartenant à un groupe dit "à risque" (bêtes abattues d'urgence, présentant des symptômes neurologiques ou ayant eu par le passé des maladies) soient systématiquement dépistés.
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