Europe : une réforme sinon rien

Par Ludovic BLECHER , le 23 novembre 2000 à 00h00

Jacques Chirac, président en exercice de l’Union, effectue un tour des capitales européennes pour convaincre ses partenaires de l’absolue nécessité de réussir la réforme des institutions avant l’élargissement au sommet de Nice.

Europe : une réforme sinon rien © INTERNE

Jacques Chirac est en tournée européenne. Après Bruxelles, le chef de l'état – qui est aussi le président en exercice de l'Union européenne – était hier soir au Luxembourg, deuxième étape de son tour des capitales européennes qui s'achèvera le 2 décembre à Hanovre, fief du chancelier allemand Gerhard Schroeder. Objectif de Jacques Chirac : mener les dernières consultations au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement avant le sommet européen de Nice - du 7 au 9 décembre - et faire progresser la réforme des institutions.


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Depuis la capitale belge où il s'est entretenu un peu plus tôt dans l'après-midi avec le Premier ministre Guy Verhofstadt, le chef de l'Etat a lancé un appel aux pays membres pour qu'ils fassent "de grands efforts" au sommet de Nice afin de "réussir" cette réforme. Mettant en garde ses partenaires, Jacques Chirac hausse le ton dans la soirée : "Un échec aurait de graves conséquences pour l'Europe et pour l'élargissement", a lancé Jacques Chirac à l'issue d'un dîner de travail avec le Premier ministre luxembourgeois. Un échec conduirait à bien des remises en cause. On ne peut pas accepter un accord qui ne soit pas au niveau de nos responsabilités de demain".

"Une vraie réforme des institutions"

Sur les principaux sujets qui seront évoqués au sommet de Nice - agenda social, sécurité alimentaire, sécurité maritime, défense européenne, réforme institutionnelle - Jacques Chirac tente de faire converger les points de vue. Mais sa priorité reste la réforme des institutions avant tout élargissement : "Avoir un accord qui serait un simple petit progrès pourrait se concevoir si on était destiné à rester quinze. Avec l'élargissement, il nous faut une Europe qui puisse fonctionner, qui puisse assumer ses responsabilités, qui puisse être un moteur sur la voie que nous avons ensemble décidé de prendre. Et pour cela il nous faut une vraie réforme des institutions", a-t-il souligné.

Sa tournée actuelle, traditionnelle pour le président en exercice de l'UE, a pour but de le rappeler et surtout de le marteler : l'UE n'a pas le droit à l'échec. Après le Luxembourg, le chef de l'Etat reprend son bâton de pèlerin ; il sera vendredi à Athènes.

Par Ludovic BLECHER le 23 novembre 2000 à 00:00
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