© INTERNE![]() Des tests sur les bovins à risques de plus de 30 mois. - |
Mais cet accord, qualifié de "minimaliste" par un diplomate, a rapidement fait l'objet de contestations : l'étendue des tests et leur utilité ont été remis en cause par plusieurs Etats membres dès mardi après-midi. Principal pays touché par la psychose de la vache folle, la France a pourtant revu à la baisse durant les négociations ses ambitions initiales. Elle souhaitait à l'origine que les tests concernent tous les bovins sans exception nés avant 1998 -soit quelque six millions de bêtes - et espérait que ses partenaires la suivent dans son interdiction globale des farines animales.
![]() Glavany manifestement fatigué ce matin. - |
Des positions largement divergentes selon les pays
En Italie, des éleveurs ont bloqué mardi pour la troisième journée consécutive un poste-frontière avec la France pour réclamer des mesures plus sévères contre l'épidémie. Londres a pour sa part salué la rencontre de Bruxelles comme un "nouveau renforcement" des contrôles, mais l'agence sanitaire britannique a demandé à la France de présenter "d'ici sept jours" des "garanties empêchant l'importation au Royaume-Uni du bœuf interdit en France".
Quant aux pays nordiques qui s'estiment épargnés par la maladie, ils n'ont pas attendu que l'encre de l'accord soit sèche pour faire connaître leurs réticences à l'appliquer. La Suède a ainsi laissé entendre qu'elle pourrait se dispenser de pratiquer des tests systématiques. Et la Finlande a réclamé une définition plus précise des bovins "à risques" avant de mettre en œuvre les décisions communautaires.
Pour ajouter encore à la confusion, un passage de l'accord suggérant une nouvelle extension des tests à partir du 1er juillet 2001 fait l'objet d'interprétations divergentes. Une porte-parole de la Commission européenne y a vu un engagement ferme des Etats membres, ce qu'ont fermement démenti plusieurs délégations. "Si les ministres ont discuté toute la nuit, c'est la preuve qu'ils veulent éviter que la crise actuelle ne prenne encore davantage d'ampleur", assurait un diplomate européen ayant assisté à la rencontre. Mais il ajoutait aussitôt: "chaque Etat fait face dans cette affaire à son opinion publique et à des enjeux économiques extrêmement lourds, ce qui fige les positions. Et tout le monde en appelle à de nouvelles preuves scientifiques dans l'espoir de gagner du temps et que l'émotion retombe".
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