© INTERNEPlus de 60.000 oiseaux mazoutés, plus de 5.000 personnes mobilisées pour le nettoyage des côtes. Vingt-trois sites conchylicoles, soit 1.000 hectares de concessions, fermés pendant plusieurs mois. Importantes pertes pour les producteurs de sel. Entre 15 et 30 % de perte de chiffre d’affaire pour les professionnels du tourisme pendant les mois d’été. Jusqu'à 7 navires et 1.200 hommes de l’armée mobilisés. Le CES dresse ainsi l’inventaire des conséquences de la catastrophe de l’Erika, sans oublier de faire les additions. Des additions jugées beaucoup trop salées.
Le " coup de gueule " du CES
![]() Nappe de pétrole - |
Un autre rapporteur, Daniel Tardy a, pour sa part, jugé que le coût estimé de la catastrophe "coûtera cher à la collectivité" car "l'Etat va être obligé d'emprunter" et de rembourser quelque 400 MF chaque année pendant 10 ans.
Le Conseil dresse un bilan sévère des causes de l'accident, de ses conséquences et des solutions apportées, dénonçant notamment les réticences de certains (Grèce, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Danemark) à voir la sécurité maritime progresser. La catastrophe de l'Erika a eu, et a encore, "un impact environnemental, économique et social extrêmement lourd" et "le naufrage du Ievoli Sun n'a fait que l'étendre et l'accentuer", souligne le CES. "Il est clair, note le Conseil, que l'impact financier de la catastrophe dépasse déjà
![]() Le nettoyage des cotes - |
Le CES a également proposé une série de huit mesures au Conseil des ministres de l’UE et notamment un durcissement des sanctions en cas de "déballastages et dégazages sauvages" : immobilisation des navires et peines d'emprisonnement pour les responsables.
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