© INTERNEIl avait déclenché une véritable psychose jusqu'à son arrestation, voilà deux ans. En essayant de s'évader de la maison d'arrêt de la Santé mardi matin, Guy Georges a bien failli réveiller ces vieilles peurs. Le tueur en série présumé de l'Est parisien, incarcéré depuis le 26 mars 1998, a tenté de s'évader en même temps que deux de ses co-détenus, mardi à l'aube.
![]() Guy Georges avant son incarcération - |
A la recherche du "fil d'ange"
La Brigade de répression du banditisme (BRB) a été immédiatement saisie et ses enquêteurs cherchent à déterminer comment les barreaux ont été sciés. "Les cellules sont situées sur un rez-de-chaussée surélevé, à deux ou trois mètres du sol. L'un des trois a été plus rapides que les deux autres et a réussi à soulever le grillage vertical de sa cellule, scellé sur le mur à hauteur de la fenêtre", a indiqué un enquêteur. Les détenus ont été soumis à une radiographie destinée à vérifier s'ils n'avaient pas avalé un "fil d'ange", (fil métallique très résistant capable de s'attaquer à l'acier).
Une commission de discipline a été réunie en urgence. Les trois détenus ont écopé de 45 jours de "mitard" (quartier disciplinaire) et feront l'objet de poursuites pénales. Ils risquent trois ans de prison pour leur tentative d'évasion.
"S'évader, c'est l'espoir de la vie"
![]() Les évadés ont été vite repris - |
L'arrestation de Guy Georges avait été marquée par plusieurs dysfonctionnements. Arrêté une première fois en 1996, il avait été relâché, faute de preuves. Seule l'étude de ses empreintes génétiques avait permis son identification certaine puis son interpellation, au printemps 1997, après plusieurs nouvelles agressions.
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