© INTERNE Magali Guillemot a décidé de se pourvoir en cassation. Dès lors, la condamnation de la chambre d’accusation de la cour d’appel n’étant pas définitive, la loi prévoit sa remise en liberté. Vers 18 heures, la jeune femme a quitté la maison d'arrêt de Versailles. Elle n'a fait aucune déclaration à sa sortie, et s'est engouffrée aussitôt dans une voiture. Elle reste sous contrôle judiciaire."J'ai fait une demande devant la chambre d'accusation vendredi dans la plus grande discrétion, j'ai plaidé le fait qu'une innocente était en prison. Contre l'avis de l'avocat général, j'ai obtenu cet énorme coup de théâtre et la remise en liberté de ma cliente", a expliqué son avocat, Maître Lombard. "L'avocat général avait requis le maintien en détention au nom de l'ordre public", a-t-il poursuivi.
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Magali Guillemot avait comparu durant cinq jours en novembre devant les Assises des Hauts-de-Seine au côté de son mari Jérome Duchemin. Ils étaient accusés de la mort de leur bébé par maltraitance. Durant tout le temps qu'ont duré les débats, les deux époux se sont mutuellement rejeté la responsabilité des coups "violents" et "répétés" relevés par les médecins légistes sur le corps de leur bébé, décédé en décembre 1994 des suites d'un oedème cérébral. Aucune preuve matérielle dans le dossier n'accusait formellement l'un des deux parents. Le père du petit Lubin avait été acquitté par les jurés qui avaient suivi la logique de l'avocat-général qui estimait la mère seule coupable. La mère avait, en revanche, été condamnée à une peine de 15 ans de réclusion.