© INTERNELe fugitif n’est peut-être pas seul. Albert Foulcher avait un complice qui l'a aidé à préparer sa sanglante expédition et à s'enfuir, affirme le quotidien La Dépêche du Midi. Le journal indique que, selon ses informations, Albert Foulcher aurait gagné la France depuis l'Espagne à bord d'une Mercedes immatriculée dans la péninsule et en compagnie d'un jeune homme. Ce dernier serait, un de ses proches résidant en Espagne et qui l'aurait aidé dans son expédition, puis dans sa fuite à bord de la voiture immatriculée en Espagne.
De leur côté, les enquêteurs disent ne disposer "d’aucun élément confirmant ou infirmant" cette thèse mais précisent que "la piste du complice est une hypothèse de travail". Qu'il ait ou non bénéficié d'une complicité pour préparer sa vengeance, il semble bien en tout cas que Foulcher a reçu de l'aide après le quadruple meurtre de Narbonne. Trois personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête ; deux d'entre elles, entendues "à titre de témoin", ont reconnu avoir été en contact mercredi avec Foulcher afin de l'héberger au hameau Les Rives, non loin de Lodève, dans une maison appartenant à l'une d'elles. Mais Foulcher aurait refusé d'y venir, jugeant la cachette peu sûre.
"Aucun élément nouveau"
 La police est sur les dents - |
Jeudi matin, les recherches ont repris dans l'Hérault et l'Aude pour tenter de retrouver la trace de l'ancien assureur, meurtrier de quatre personnes lundi, dont deux policiers. Il y a quelques heures à peine, il aurait semble-t-il échappé de peu aux hommes du RAID. En attendant, Foulcher court toujours... En quarante-huit heures de traque, policiers et gendarmes ont vérifié, sans résultat, une cinquantaine de témoignages de personnes affirmant l'avoir vu, soit dans l'Hérault, soit dans l'Aude.Qui est vraiment Albert Foulcher ? L’homme traqué par toutes les forces de police, et qui a tué quatre personnes depuis lundi, est généralement décrit par les personnes qui l'ont fréquenté comme un "homme froid, déterminé" qui croyait que "tout le monde lui en voulait". Et la vengeance semble être le mobile de sa folie meurtrière. Les deux personnes qu’il a tuées jusqu’à présent, outre les deux policiers qui venaient s’interposer, étaient, comme lui, deux agents d’assurance qui avaient témoigné contre lui devant les assises de l'Hérault. Il avait été condamné par contumace à la réclusion à perpétuité pour le meurtre d'un autre confrère, le 21 janvier 1993. Mis en examen et écroué en juin 93, l’ancien assureur de Béziers avait été remis en liberté sous contrôle judiciaire en 1998 mais ne s'était pas présenté aux assises. Depuis il faisait l'objet d'un mandat d'arrêt international.