© INTERNE2 janvier 2001. Prévenus par des promeneurs, les policiers retrouvent à moitié enseveli sous la neige le corps sans vie d’une jeune femme. Très rapidement, les médecins établissent que son décès est la résultante d’un acte criminel. Les policiers tentent alors de prévenir Roger M., l’époux de la victime. Ce dernier est injoignable. Ils finissent par le retrouver, le lendemain, en localisant sa voiture à 200 km du domicile conjugal. Entre temps, les services de police ont constaté dans leurs fichiers que, par le passé, plusieurs plaintes pour coups et blessures avaient été déposées contre lui par son épouse. Dès lors suspecté d’être l’auteur du meurtre de sa femme, Roger M. est interpellé puis emmené au poste.
La garde-à-vue
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Le Procureur de la République a lui aussi été averti dans les plus brefs délais de cette affaire. Les soupçons des policiers semblant fondés, le procureur demande l’ouverture d’une enquête par un juge d'instruction. Malgré ses premières invectives, Roger M. n’est pas du genre contrariant. Dès la première audition, il passe aux aveux. Sa femme "n'était jamais contente"."Maintenant elle ne râlera plus". Mais non content d’être tombé si facilement dans la souricière, Roger M. accuse alors sa belle-mère, (la propre mère de son ex-femme), d’être complice de ce meurtre et demande à ce qu'elle soit entendue (En effet, désormais, l'accusé ou son avocat peuvent demander au juge d'écouter un témoin, de lancer une expertise ou tout autre acte de procédure. Auparavant l'initiative n'appartenait qu'au juge).
La mise en détention provisoire
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Témoin assisté
Au cours de son audition, Roger M. avait accusé sa belle-mère, Yvonne G., d’être mouillée dans cette histoire sordide. "Une affaire d’héritage"… Si les arguments avancés par Roger M. ne sont pas suffisamment graves et concordants pour permettre la mise en examen d’Yvonne G., celle-ci n’a pas pour autant réussi à fournir d’alibi suffisamment solide pour se disculper totalement. Dès lors, la nouvelle loi prévoit que " toute personne mise en cause par un témoin ou contre laquelle il existe des indices rendant vraisemblable qu’elle ait pu participer, comme auteur ou complice, à la commission des infractions dont le juge d’instruction est saisi peut être entendu comme témoin assisté ". Yvonne G, assistée de son avocat, et informée de ses droits par le juge, va se rendre à sa première audition.
Très rapidement, son innocence est avérée, tout comme la culpabilité de Roger M. dont l'arme du crime est retrouvée dans le coffre de sa voiture. Son procès en cour d’assises aura lieu un an plus tard. Il est condamné à dix ans de prison. Retrouvez demain la suite des mésaventures de Roger M. : "Non, j’irai pas en prison !".
Ce récit fictif a été réalisé en collaboration avec Maître Franck Boezec, président de la commission pénale du syndicat des avocats de France.
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