Armata Corsa menace, la police fait face

Par Ludovic BLECHER , le 26 janvier 2001 à 07h32 , mis à jour le 26 janvier 2001 à 07h52

Un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place autour de la préfecture de police de Paris et du palais de justice à la suite de nouvelles menaces d'attentats du groupe nationaliste Armata Corsa.

Armata Corsa démantelé ? © INTERNE

Les avertissements d'Armata Corsa sont pris très au sérieux. Un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place autour de la préfecture de police de Paris et du palais de justice, sur l'Ile de la Cité, à la suite des menaces d'attentats du groupe nationaliste. L'accès aux parkings souterrains de l'Ile de la Cité est particulièrement contrôlé par des policiers et CRS munis de détecteurs d'explosifs. Les automobilistes qui pénètrent dans les parkings souterrains doivent présenter aux policiers une pièce d'identité ou un permis de conduire.

" Le groupe clandestin a revendiqué huit attentats ou tentatives et deux 'exécutions' "

Les forces de l'ordre patrouillent dans les rues autour de la préfecture de police. Le parking à motos sur la place du Parvis de Notre-Dame est interdit au stationnement, délimité par des rubans de plastique rouge et blanc. Des barrières métalliques ont été installées le long des trottoirs de la rue de la Cité, entre la préfecture de police et l'Hôtel-Dieu. Des contrôles particuliers des personnes qui travaillent à la préfecture de police, ont été mis en place. Le contenu de leurs sacs est vérifié et les documents justifiant leur fonction font l'objet d'une attention particulière.

"Actions aveugles et meurtrières"

Dans un communiqué transmis hier à une rédaction parisienne qui a décidé de ne pas le publier, le groupe nationaliste clandestin corse Armata Corsa a renouvelé ses menaces d'attentats sur le territoire français. Dans ce communiqué d'une page dactylographiée, Armata Corsa indique notamment qu'il ne s'estime plus tenu par l'ultimatum du 1er février qu'il avait fixé lors d'une précédente revendication.

Ce communiqué a été versé à l'information judiciaire ouverte depuis le 18 janvier pour "menaces de mort sous condition en relation avec une entreprise terroriste" après les premières menaces "d'actions aveugles et meurtrières" évoquées début janvier par le groupe clandestin. Il y a une semaine, le Figaro avait publié un long entretien avec "un représentant d'Armata Corsa dans le sud-est de la France" qui menaçait notamment de "frapper" Paris et Strasbourg stigmatisant "l'attitude inconséquente" de Lionel Jospin sur le dossier corse. Le 3 janvier, le groupe clandestin avait revendiqué huit attentats ou tentatives, mais aussi deux "exécutions", présentées comme des représailles aux assassinats, le 7 août, de Jean-Michel Rossi, considéré comme l'un des fondateurs d'Armata Corsa, et de son garde du corps Jean-Claude Fratacci. Apparu en juin 1999 en pleine fragmentation du mouvement nationaliste, Armata Corsa compterait quelques dizaines de membres selon les policiers.

Par Ludovic BLECHER le 26 janvier 2001 à 07:32
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience