Delanoë largement soutenu par le gratin

Par Christophe ABRIC , le 16 janvier 2001 à 08h42 , mis à jour le 16 janvier 2001 à 10h20

Dans la salle parisienne du New Morning, Bertrand Delanoë présentait hier son comité de soutien. Acteurs, réalisateurs, philosophes, chefs d'entreprises : le candidat socialiste à la mairie de Paris s'est fait mondain, pour montrer combien le gotha l'aimait.

Delanoë heureux lors de sa soirée de soutien au New Morning © INTERNE


Avec Macha Méril-
Il y a du monde, lundi soir, au New Morning. Du beau monde. Bertrand Delanoë reçoit dans la salle de concert parisienne transformée en haut lieu du gratin, pour la présentation de son comité de soutien. Un comité de soutien pour le moins copieux : dès l'entrée, l'équipe du candidat, un tube fluorescent accroché sur le coeur, remet aux invités la liste des personnalités qui déclarent soutenir Delanoë. Treize pages, où les chanteurs côtoient les philosophes, les chefs d'entreprises ou les artistes, où les noms prestigieux succèdent aux noms prestigieux. Jeanne Moreau, la résistante Lucie Aubrac, Bernard Henri-Lévy, Michel Piccoli, Antoine de Caunes, l'historien Jean-Pierre Azéma, Virginie Ledoyen, Elie Semoun... Quelques noms parmi quelques centaines.

Messages de soutien au plafond

Dans la salle, difficile de circuler. Planant sur la tête des convives, de grands panneaux blancs suspendus au plafond, sur lesquels les supporters de Delanoë ont écrit leurs messages de soutien. On croise Gérard Miller, aussi hautain qu'à la télé, Pierre Arditi qui bloque le passage

Sur de gros panneaux suspendus, les messages de soutien

vers le bar, Patrick Timsit qui reste à l'écart. Mais malgré le beau linge, la véritable star, ce soir, c'est le candidat. Lorsqu'il arrive dans la salle, c'est la cohue. Les photographes se battent pour saisir  l'une des nombreuses poignées de main et autres bises données par Delanoë, qui met une bonne demi-heure à traverser la salle pour ne manquer personne.

Entre sentimentalisme et politique


Avec Stéphane Freiss-
Vient ensuite le moment du discours. Evelyne Bouix a le privilège d'introduire l'homme de la soirée. Elle le fait avec sobriété et sentiment, expliquant que "Bertrand n'est pas un candidat comme les autres", qu'il "n'est pas en représentation", pour finir par déclarer "je l'aime". L'homme aimé est ému, heureux, et tente de concilier, dans son discours, le sentimentalisme et la politique. "Ce n'est pas un comité de soutien à Bertrand Delanoë, c'est un comité de soutien à Paris", explique-t-il. Il attaque très brièvement ses adversaires, pour mieux reprendre ses louanges : "Vous êtes de toutes les nationalités, de toutes les religions, de toutes les cultures. J'aime Paris de toutes les couleurs". Il rend hommage aux stars, vante les présidents d'associations, les femmes chefs d'entreprises, parle d'une politique "faite également d'espoir". Dans la salle, on l'écoute avec attention, on applaudit bien fort, puis on reprend la manège des mondanités.

Par Christophe ABRIC le 16 janvier 2001 à 08:42
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