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Les convoyeurs de fonds observeront une grève nationale le jeudi 11 janvier à l'occasion des obsèques de Jean-Luc Hulot, le convoyeur de fonds tué mercredi dernier à Villejuif (Val-de-Marne. Jean-Luc Hulot doit être incinéré à 10h00 au crématorium de Montfermeil (Seine-Saint-Denis). L’annone a été faite par le secrétaire général de FO-Transports, Roger Poletti, dont la victime était membre de son organisation.
Hommage entre émotion et indignation Hommage à l'hôpital - |
Samedi, quelque 250 personnes, des
convoyeurs de la Brink's en uniforme mais aussi quelques membres du personnel médical en blouse blanche, ont accompagné la famille de Jean-Luc Hulot sur le lieu de la fusillade. Dans une ambiance empreinte de recueillement, six gerbes ont été déposées devant le distributeur de billets devant lequel le père de trois enfants a été abattu par des malfaiteurs. Sur le distributeur de billets, un message avait été fixé : "Le personnel de l'Institut Gustave-Roussy s'associe à la douleur de la famille et trouve indécent que ce distributeur soit encore en service." Le collègue de Jean-Luc Hulot, rescapé de la fusillade, a été le premier à exprimer ses condoléances à la famille, commentant tout haut les circonstances du drame : "J'ai réussi à le dégager, mais trop tard. J'ai voulu l'embrasser, je n'en ai pas eu le temps, il était déjà mort." Parmi les
convoyeurs présents, la colère se mêlait aux larmes. "Comment voulais-tu qu'il s'en sorte, c'est un vrai coupe-gorge", s'est exclamé l'un d'eux.
Boycott des "points noirs" à partir de lundi
Le frère de la victime a invité les convoyeurs, "pères ou futurs pères de famille", à se mobiliser face à leurs employeurs, pour qu'un tel drame ne se reproduise plus. La CFTC, l'une des principales organisations syndicales de la profession, invite également les convoyeurs à boycotter dès lundi les points les plus dangereux, estimés par le syndicat au nombre de 4.000 à 5.000 sur l'ensemble du territoire français.