© INTERNEBien sûr, il n'a pas manqué d'entamer son discours par un message de soutien "aux citoyens de l'Ouest de la France", qui "souffrent" actuellement des graves inondations. Mais c'est bien l'œil rivé vers l'avenir - et vers Jacques Chirac - que Lionel Jospin a présenté jeudi ses vœux à la presse.
"2001 n'est ni une année d'attente, ni une fin de période. Elle sera une pleine année de travail au service des Français", a affirmé le Premier ministre. Une façon pour lui de répondre aux oukases de Jacques Chirac qui avait à plusieurs reprises appelé de ses vœux que 2001 soit une "année utile" et non une "année sabbatique". "Le gouvernement travaille…", "il s'est attaché à….", "la France poursuivra son action…" : pas de doute, le souci de Lionel Jospin était bien de montrer un gouvernement en mouvement. Et, dit-il en substance, ce ne sont pas les échéances électorales à venir qui devraient brouiller le calendrier des réformes, réformes dont "la France a besoin", clamait mardi le chef de l'Etat.
Objectif : plein-emploi
![]() Jospin-Chirac, le calme avant la tempête ? - |
Pacte républicain, décentralisation, bioéthique, sécurité alimentaire… Lionel Jospin n'a pas manqué de présenter les "réformes" que son gouvernement devrait accomplir durant l'année 2001, une "pleine année de travail au service des Français". Avec une mention spéciale pour des sujets sensibles comme la Corse ou les retraites sur lesquels l'opposition et le président Chirac l'ont attaqué. Sans jamais prononcer le nom du chef de l'Etat, Lionel Jospin l'a accusé implicitement à propos des retraites de faire preuve "de catastrophisme" et de formuler "des injonctions intéressées".
"2001 sera une année de préparation de l'avenir"
Sur la Corse, le Premier ministre a lancé un appel "à la responsabilité" à l'adresse des adversaires du processus de Matignon dans l'opposition comme dans la majorité, à l'instar de Jean-Pierre Chevènement. Il a invité chacun à "ne pas jouer la politique du pire, ni à contrecarrer une démarche politique claire dans ses objectifs et saine dans sa méthode".
S'appuyant sur les récents sondages qui le placent devant Jacques Chirac pour 2002, Lionel Jospin a pris une posture présidentielle : "2001, assure-t-il, sera une année de préparation de l'avenir (…) Un avenir et un projet pour le pays". Sans faire de vagues, discrètement mais fermement, le chef du gouvernement a répondu point par point aux attaques élyséennes. A l'avenir, les échanges pourraient devenir moins polis.
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