© INTERNE"On peut pas laisser" quelqu'un comme Kouchner "sur le banc des remplaçants" |
M. Bartolone a refusé de se prononcer sur le ministère qui pourrait être confié à Bernard Kouchner, médecin et plusieurs fois en charge de la Santé dans des gouvernements de gauche. Pour renforcer ces soupçons, un collaborateur de l'administrateur de l'ONU à Pristina avait indiqué samedi que son ex-patron occuperait à nouveau une fonction ministérielle en France, sans préciser laquelle.
Mais Bernard Kouchner va d'abord prendre quelques mois de congés au cours desquels il compte écrire un livre sur son expérience au Kosovo, avait ajouté ce responsable, qui a souhaité garder l'anonymat. Dans cette hypothèse, il pourrait ainsi être nommé lors d'un remaniement intervenant après les élections municipales de mars prochain.
Hommage de Jospin
Pour sa part, le Premier ministre, sans dévoiler ses intentions, a salué samedi dans un communiqué l'action conduite au Kosovo par l'ancien ministre de la Santé, qui a selon lui "accompli un travail remarquable", avec des "résultats considérables" dus à ses "qualités personnelles exceptionnelles". Un hommage relayé dimanche par le président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, François Loncle (PS), estimant dans un communiqué qu'il avait servi au Kosovo "les intérêts de l'Europe" et "l'image de la France".
"Kouchner a accompli un travail remarquable au Kosovo" |
Bernard Kouchner a été secrétaire d'Etat à l'Insertion sociale, puis à l'Action humanitaire (1988-1992), ministre de la Santé et de l'action humanitaire (1992-1993) et secrétaire d'Etat à la Santé et à l'Action sociale (1997-1999). Arrivé à Pristina en juillet 1999, pour diriger la mission des Nations unies installée après la fin des bombardements de l'OTAN sur la Yougoslavie (RFY), il est remplacé dans cette fonction par le Danois Hans Haekkerup.
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