© INTERNESégolène Royal présente ce mercredi en conseil des ministres son projet de réforme des dispositions du code de la famille sur l'accouchement sous X. Loin d’interdire cette pratique autorisée en France depuis le régime de Vichy, le nouveau texte prévoit que les mères seront " invitées " à reconnaître leur enfant. Le projet prévoit la création d'un conseil national pour l'accès aux origines personnelles qui, sur demande de l'enfant, cherchera à établir la filiation si la mère est consentante. tf1.fr a recueilli le témoignage courageux et poignant de deux femmes, présidentes d’association militant contre l’accouchement sous X : l’une a abandonné son bébé à la naissance, l’autre a été abandonnée.
Laeticia Buron, présidente de l’Association des mères de l’ombre
: "On présente souvent la possibilité de l’accouchement sous X comme un droit de la femme. Moi qui ai abandonné mon bébé, je peux affirmer que cet acte marque au fer rouge le cœur des mères et les pour"On m’a dit que le mieux serait d’abandonner mon enfant et j'ai accepté" |
Marie De Beukelaer, présidente de l’Association pour le droit aux origines des enfants nés sous X
: "J’ai été abandonnée par ma mère à la naissance et j’ai gâché trente années de ma vie"J'ai gâché trente années de ma vie pour savoir qui était ma mère" |
Selon une enquête du ministère de la solidarité, les "mères de l'ombre" sont, pour 80% d'entre elles, célibataires. Une sur deux a moins de 23 ans et/ou est sans ressources propres. Dans 5% seulement des cas le père est présent et informé de la grossesse. Depuis dix ans le nombre d'enfants nés avec une filiation inconnue ou non établie est en recul régulier: ils étaient 560 en 1999 mais jusqu'à 10.000 par an au cours des décennies précédentes. Il y a aujourd'hui environ 400.000 personnes concernées par la recherche, toujours difficile, de leurs origines.
(Image prétexte en ouverture - DR)
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