Pour Jospin, 2001 sera une année de travail

Par , le 28 janvier 2001 à 18h47 , mis à jour le 28 janvier 2001 à 19h41

Le premier ministre a affirmé, dimanche, lors d’une réunion avec les secrétaires de section du PS, que 2001, à l'instar des années qui l'ont précédée, serait une année de travail pour le gouvernement, affirmant qu'il restait concentré sur son action de premier ministre.

28 janvier 01 : Jospin devant les secrétaires du PS © INTERNE

La réunion visait à gonfler le moral des troupes socialistes avant les prochaines échéances électorales. Lionel Jospin s'y est employé, toute l'après-midi de dimanche, depuis sa tribune dominant un parterre de secrétaires de section du PS réunis à Paris. S'exprimant volontairement avec "modération", Lionel Jospin a invité son parti "à rester mobilisé" pour les municipales. "Tant mieux si certains sondages sont favorables (...). Mais sachez que rien ne sera acquis avant le soir du second tour" a-t-il expliqué. Le premier ministre a également déclaré qu'il entendait prendre "une part raisonnable" à la campagne même s'il ne "(se) détournerait pas de la tache de gouverner". "2001, à l'instar des années qui l'ont précédée, sera une année de travail", a-t-il insisté, répondant ainsi, une nouvelle fois au Président Jacques Chirac qui avait souhaité que 2001 soit une année "utile".

Concernant sa propre candidature en 2002, Lionel Jospin s'est montré plus évasif. Evoquant les commentaires "spéculatifs" qui ont émaillé sa visite à la Réunion et à Mayotte, il a simplement déclaré : "le temps du lyrisme n'est pas encore venu mais il n'est pas exclu qu'il vienne".

Hommage au travail gouvernemental…

"Depuis trois ans et huit mois, nous gouvernons à gauche (...). Nous sommes fidèles à notre identité". Lionel Jospin

Cette réunion fut également l’occasion pour le premier ministre de se féliciter de l'action conduite depuis juin 1997 par son gouvernement. "Depuis trois ans et huit mois, nous gouvernons à gauche (...). Nous sommes fidèles à notre identité". "Nous avons avancé de façon progressive sans hâter le pas mais sans être obligés de faire des pauses", a-t-il souligné, remarquant que "gouverner c'est en même temps s'adapter" et reconnaissant que "nous avons été obligés de le faire, face à tel accident économique, à tel surgissement social". Ces "adaptations", qui n'ont pas évité les "embardées", "nous les avons faites dans la fidélité à nos valeurs", a-t-il poursuivi, rappelant les résultats obtenus en matière de lutte contre le chômage, qui reste la "priorité numéro un", ou encore d'acquisition de "droits nouveaux".

… et avertissement au Medef et à la droite

A propos des retraites, Lionel Jospin est intervenu une nouvelle fois pour prévenir que son gouvernement n'entendait "pas que la retraite à 60 ans soit remise en cause" et qu'il "ne resterait pas spectateur si le blocage actuel devait perdurer" entre les partenaires sociaux. "L'Etat prendrait les mesures nécessaires pour assurer le versement des retraites dans des conditions normales", a souligné le Premier ministre.

Lionel Jospin est également revenu sur la censure de l'allègement sur la CSG par le Conseil constitutionnel, "saisi par une droite mal inspirée". A la place, le gouvernement a créé une "prime pour l'emploi qui bénéficiera à plus de 8 millions de Français dès septembre 2001". "Nous continuerons d'ouvrir de nouveaux droits", a promis le premier ministre, citant l'allongement du délai pour recourir à l'IVG, la loi de modernisation sociale et sur les droits des malades. Par ailleurs, il a estimé que l'"on n'exploitait pas l'insécurité, on la traite. C'est ce que fait le gouvernement", revenant ainsi brièvement sur le duel à distance qui l'a opposé au président Chirac à propos de la sécurité au cours de la semaine passée.

Par Alexandra Guillet le 28 janvier 2001 à 18:47
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