© INTERNE"L'opposition parlementaire peut remporter les élections législatives de 2002. Les Français n'ont pas été convaincus par l'expérience Jospin et ils ne croient pas en la capacité de la gauche à préparer l'avenir. L'alternance est nécessaire, elle est possible. Le moment est venu d’engager le regroupement de nos forces". C’est ainsi que débute "Le nouveau contrat politique", un texte présenté par plusieurs parlementaires de droite. Il tient en 28 pages. Le Figaro en publie le premier volet dans son édition du week-end. Rédigés par les députés chiraquiens Hervé Gaymard (RPR), Renaud Dutreil (UDF) et Dominique Busserau (DL), avec la collaboration d’Alain Juppé, Philippe Douste-Blazy et Jean-Pierre Raffarin, ce texte est un " projet pour l’alternance " et un " appel à l’union de l’opposition ". " Ne se voulant ni un catalogue de propositions ni une déclaration de politique générale, ce texte se présente comme une réflexion sur l’évolution de la société, des modes de vie et de l’environnement international ", explique le Figaro.
160 parlementaires ratifient le texte, pas les présidents de partis
![]() Bayrou, Alliot-Marie, Madelin - |
Aucun des présidents des trois principaux partis de l'opposition, Michèle Alliot-Marie (RPR), pas plus que François Bayrou (UDF) ni Alain Madelin (DL), tous deux en piste pour l'élection présidentielle, ne l'ont en revanche signé.
"Retrouver un projet politique commun"
Le texte prône notamment la construction d'une société de liberté et de "confiance" et fait des propositions aux Français pour "mieux vivre ensemble". Une "grande convention" doit réunir en avril prochain les élus locaux et nationaux de l'opposition auxquels il sera proposé "de s'accorder sur un corps d'idées et de valeurs". "Nous leur proposerons de fonder un nouveau mouvement respectueux de notre diversité et garant de notre unité", poursuivent les auteurs. Ce nouveau mouvement permettra "les adhésions directes et celles des personnes morales" et autorisera "la double appartenance". "Il ne s'agit pas de torpiller la proposition d'Edouard Balladur", a fait valoir François Fillon, samedi sur Europe 1. Selon le député de la Sarthe, "la difficulté aujourd'hui, c'est de retrouver un corps de doctrine, une idéologie commune, un projet politique commun" aux différents courants de l'opposition "et ensuite de faire émerger des hommes et des femmes" qui seront "crédibles vis à vis des Français pour exercer des fonctions politiques". "Une fois qu'on aura fait ce travail là, la question des structures, l'organisation le cas échéant de la création d'un grand parti de droite sera posée", a-t-il dit. M. Fillon a rejeté l'idée que la publication de cette plateforme marque le "premier acte de la candidature de Jacques Chirac" en 2002 : "L'affaire de l'élection présidentielle viendra après, notamment si nous sommes capables d'aller jusqu'au bout de notre démarche", a-t-il dit. La seconde partie du texte doit être publiée lundi dans le Figaro.
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