© INTERNELa polémique autour de l’organisation d’un débat télévisé le 28 février prochain entre Philippe Seguin et Bertrand Delanoë sur Canal+ vient de connaître un nouveau rebondissement. Jugeant en référé, le Conseil d’Etat a décidé de rejeter samedi la demande du maire de Paris de faire "injonction au CSA d'enjoindre à Canal+, au besoin sous astreinte ou sanction pécuniaire, soit d'élargir le débat télévisé projeté à l'ensemble des têtes de liste représentées dans tous les arrondissements de Paris, soit de renoncer à tout débat".
Le CSA doit veiller à un traitement équitable
Les difficultés dans cette affaire "sont accrues par le fait que M. Tiberi, s'il n'a pas reçu une investiture analogue à celle de MM. Delanoë et Séguin, est le maire de Paris sortant, candidat à sa succession". |
"Il incombe au CSA, souligne le Conseil d'Etat, de contribuer dans le respect de ses pouvoirs à ce qu'il en soit ainsi". Le Conseil d'Etat souligne également qu'il reviendra notamment au CSA "de rechercher si la proposition de Canal+ consistant à proposer à M. Tiberi de s'exprimer pendant 15 minutes avec un journaliste assure un traitement équitable ou si un tel entretien ne doit pas être prévu pour une durée supérieure".
De son côté, l'avocat de Jean Tiberi a proposé samedi : soit aucun débat avant le premier tour, soit un débat à quatre. Si le duel est maintenu, il demande un tirage au sort des deux participants, "sinon cela fausse les règles de la démocratie".
Le CSA, également représenté, avait posé lors de l'audience, pour "premier principe la liberté de communication et son corollaire la liberté du choix éditorial" des chaînes. Le CSA "intervient a posteriori quand il constate un déséquilibre avéré ".
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