Le duel Seguin-Delanoë aura bien lieu

Par , le 22 février 2001 à 18h59 , mis à jour le 22 février 2001 à 19h16

Bertrand Delanoë et Philippe Séguin ont accepté de se rencontrer lors d’un débat télévisé sur Canal+ le 28 février prochain. De quoi rendre furieux le candidat-maire Jean Tiberi qui a saisi le Conseil d’Etat de la question.

delanoe seguin rpr partis politique france france © INTERNE

Le feuilleton semble toucher à sa fin. Bertrand Delanoë et Philippe Seguin ont fini par accepter, jeudi après-midi, la "date de compromis" proposée par Canal+ pour l'organisation d'un débat télévisé. Les deux candidats à la Mairie de Paris s'affronteront donc le 28 février prochain. Dans un premier temps, le député RPR des Vosges avait proposé le 5 mars comme date pour débattre, tandis que le sénateur socialiste de Paris proposait le 26 février.

Lors de l’acceptation de ce compromis, Bertrand Delanoë a toutefois souhaité que Philippe Séguin accepte, dans un soucis de " totale équité", un débat à quatre avec le candidat des Verts Yves Contassot et le maire sortant Jean Tiberi. Mais le candidat socialiste précise qu'en cas de refus du candidat RPR, il sera "évidemment au rendez-vous".

Furieux, Tiberi en appelle au Conseil d’Etat

"Com

ment imaginer un tel débat en l'absence du maire en place ? Ils pourront parler du bilan sans qu'il puisse répondre ou ignorer totalement le bilan. C'est inintelligible, inacceptable". Jean Tiberi

"Sans précédent et inacceptable" : c’est en ces termes que Jean Tiberi a qualifié, jeudi après-midi, l'organisation d'un face à face entre ses adversaires PS et RPR. Sans attendre la réponse de Philippe Séguin sur l’opportunité d’un débat à quatre, le maire de paris a annoncé qu'il avait introduit une requête en référé devant le Conseil d'Etat sur ce point. Le maire de Paris demande au président de la section du contentieux de "faire injonction au CSA d'enjoindre à Canal+, au besoin sous astreinte ou sanction pécuniaire, soit d'élargir le débat télévisé projeté à l'ensemble des têtes de liste représentées dans tous les arrondissements de Paris, soit de renoncer à tout débat". "Bertrand Delanoë a demandé démocratiquement un débat à quatre, mais, double langage, il en accepte un à deux", a observé le maire-candidat. Quant à M. Séguin, "il dicte ses ordres, exigeant un débat à deux", a poursuivi M. Tiberi.

"Une chaîne a accepté, pour des raisons qu'il faudra bien découvrir un jour, cette opération médiatique en fait contre Jean Tiberi. Comment imaginer un tel débat en l'absence du maire en place ? Ils pourront parler du bilan sans qu'il puisse répondre ou ignorer totalement le bilan. C'est inintelligible, inacceptable", a-t-il déclaré. "M. Séguin s'emploie à essayer de me bâillonner. On veut m'empêcher de parler. Qu'une chaîne de télévision, une radio et un journal s'y prêtent, c'est stupéfiant", a estimé M. Tiberi. "On parle d'un compromis, il s'agit plutôt de compères", a déploré le maire-candidat.

Par Alexandra Guillet le 22 février 2001 à 18:59
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