© INTERNEA 39 jours des municipales, Philippe Séguin campe sur ses positions. "Sa stratégie est claire, affirme son entourage. Et rien ne le fera bouger". Séguin est pourtant un candidat sous pression qui doit faire face au "ras de marée" annoncé par les sondages, aux mains tendues des tiberistes à ses colistiers et aux appels à l'union. Hier, c'est Christian Poncelet, président RPR du Sénat, qui se prononçait en faveur d'une rencontre avec le maire-candidat dissident pour parvenir à une entente. Une initiative à laquelle Philippe Séguin et ses têtes de listes ont semble-t-il opposé une fin de non
recevoir : "Pour la première fois, il y a eu soudure totale entre les colistiers", a relevé un participant à une réunion autour du candidat RPR-UDF-DL à la mairie de Paris. "On n'a pas parlé de Poncelet, mais la question de la fusion a été abordée en direct par Séguin qui a prononcé un discours 'punchy', en disant 'hors de question' et tous ont abondé dans son sens, Edouard Balladur en tête."66% des Parisiens jugent que Séguin fait "plutôt une mauvaise campagne"
Dès ce matin, le porte-parole de Jean Tiberi, Vincent Reina a repris l'initiative en appelant les partisans de Philippe Séguin à la rébellion. "Lorsqu'un général est battu, ses troupes doivent prendre la relève et ne doivent pas insulter l'avenir", a-t-il affirmé dans un communiqué. "Il est temps" que les séguinistes "acceptent la main tendue de Jean Tiberi, qui propose le code de bonne conduite et l'union le soir du premier tour".
Des sondages très favorables à la gauche
Dans ce contexte, la rafale de sondages publiés ces derniers jours risque bien de tétaniser une droite qui voit arriver la lame de fond socialiste. Si l'on en croit les enquêtes d'opinion, la gauche pourrait l'emporter dans cinq arrondissement jusqu'à présent fermement ancrés à droite : le 5ème – fief de Jean Tiberi - le 9ème, le 12ème, le 13ème, et le 14ème. Des arrondissements auxquels il faut rajouter les cinq que contrôle la gauche depuis 95.
Loin de calmer les esprits à droite, un sondage montre à quel point la campagne de Séguin est incomprise par les Parisiens. Deux tiers d'entre eux (66%) estiment que Philippe Séguin fait "plutôt une mauvaise campagne" municipale tandis que 63% jugent que le socialiste Bertrand Delanoë fait "plutôt une bonne campagne", selon un sondage Ipsos/Le Point/France 2/Europe 1. Pire, si la campagne de Jean Tiberi est considérée comme "plutôt mauvaise" par 44% des Parisiens interrogés, ils sont 42% à la juger "plutôt bonne". Une incitation à l'entente ?
Retour MYTF1
Chargement en cours...




