© INTERNEAfin d’étudier les effet des vols spatiaux de longue durée sur l’organisme humain, l’Institut de médecine et de physiologie spatiales (MEDES) a commencé à recruter en Europe des " cobayes " qui seront placés dans des conditions d’apesanteur identiques à celles subies par les astronautes en vol.
Cette simulation, menée pour le compte des agences spatiales française (CNES), européenne (ESA) et japonaise (NASDA), obligera les volontaires à rester allongés, la tête inclinée de 6 ° vers le bas… pendant trois mois. Une équipe médicale et paramédicale, composée de médecins, infirmières, kinésithérapeutes, diététiciennes et psychologues, veillera 24 heures sur 24 à l’état de santé des alités. " L’absence de gravité modifie la circulation sanguine, provoque des atrophies musculaires et réduit la densité osseuse, explique Anne Pavy-Le Traon, coordinatrice de l’expérience. Notre but consiste à étudier très finement ces phénomènes pour mettre au point des médicaments ou des exercices physiques qui permettront de les prévenir chez les astronautes ", notamment les futurs locataires de la Station spatiale internationale.
75 000 francs pour rester couché
La première vague de l’étude, baptisée Bedrest, débutera en août 2001 sur le site de la clinique spatiale, au centre hospitalier universitaire Rangueil, à Toulouse. Au programme, quinze jours de tests, trois mois d’alitement puis deux autres semaines Si l'aventure vous tente, demandez un dossier de candidature à la clinique spatiale : 05 62 17 49 99
de tests. Reste à trouver les 28 " astronautes virtuels " qui accepteront de rester couchés pendant un trimestre. Les critères de sélection ne devraient pas poser trop de problèmes : il faut être un homme originaire de l’Union Européenne, âgé de 25 à 45 ans, mesurant entre 1,65 m et 1,85 m et en bonne santé. Cependant, comme le précise Anne Pavy-Laon, " les tests identiques de six semaines réalisés jusque-là laissent présager pas mal de difficultés. La station couchée complique la vie quotidienne, mais il y a aussi l’ennui et l’isolement, puisque les seuls liens avec les familles seront le téléphone ou l’ordinateur. Il nous faut donc des gens particulièrement motivés ".
Et ceux pour qui contribuer au progrès de la recherche spatiale ne serait pas un argument suffisant, ceux-là seront heureux de savoir qu’ils recevront 75 000 francs d’indemnités en échange de leur participation. A ce jour, 150 dossiers de candidatures sont déjà parvenus au Medes.
photo d'ouverture : archives AFP
Retour MYTF1
Chargement en cours...




