© INTERNEDimanche, noyés au beau milieu des municipales, les résultats des cantonales étaient passés plus ou moins inaperçus. La gauche pouvait cependant y trouver un léger motif de consolation en gagnant a priori cinq départements (Creuse, Eure, Isère, Vaucluse, Haute-Saône) contre trois défaites en Allier, Ardèche et Meurthe-et-Moselle. Finalement, le ratio s’établira à 6 contre 1 grâce à la sauvegarde in-extremis de la Meurthe-et-Moselle et de l’Ardèche. Et surtout à la conquête de la Corse du Sud.
Dans les deux premiers départements, la droite, qui semblait disposer d’une courte majorité, a en effet été battue par le revirement des "sans étiquette", trop rapidement "étiquetés" en sa faveur. En Meurthe-et-Moselle, le socialiste Michel Dinet conserve ainsi sa place dans la grande salle de l’ancien hôpital militaire Sédillot de Nancy, transformé en assemblée départementale en 1995. Au terme de cinq jours de transactions qu’on imagine longues et difficiles, deux électrons libres, en l’occurrence Gérard Husson et Alain Girard, se sont ralliés, selon leurs propres termes, "à un homme, Michel Dinet et un projet, et non à une appartenance politique". Roger Gauthot, le candidat divers droite qui espérait récupérer le fauteuil abandonné par Jacques Baudot en 1998, devra patienter.
La Corse du Sud après Ajaccio
Scénario quasiment identique en Ardèche où Michel Teston (PS) profite des trois voix qui se sont portées sur le trublion indépendant Gabriel Comte pour brûler la politesse à Jacques Genest (RPR). Finalement, un seul département qui devait en théorie tomber dans l’escarcelle de l’opposition nationale a bien changé de camp : l’Allier, terre du PC, sera maintenant dirigé par Gérard Dériot (DVD).
Mais la grosse surprise de la journée provient donc de la Corse du Sud. Noël Sarrola (DVG) y prend la
![]() Les deux départements corses à gauche- |
Emmanuelli et Pasqua réélus
Outre cette conquête insulaire, la gauche s’offre comme prévu la victoire dans le Vaucluse (Claude Haut, PS), l’Isère (André Vallini, PS), l’Eure (Jean-Louis Destans, PRG), la Haute-Saône (Yves Krattinger, PS) et la Creuse (Jean-Jacques Lozach, PS).
Parmi les personnalités de 1er rang sur le plan national, à noter plusieurs réélections sans surprise.
- à gauche : Jean-Michel Baylet dans le Tarn-et-Garonne, Jean-Louis Bianco dans les Alpes-de-Haute-Provence et Henri Emmanuelli dans les Landes
- à droite : Christian Poncelet, le président du Sénat, dans les Vosges, Jacques Barrot en Haute-Loire, Charles Pasqua dans les Hauts-de-Seine, Philippe de Villiers en Vendée ou encore René Monory dans la Vienne. L’ancien président du Sénat, âgé de 77 ans, indique qu'il s'agira de son dernier mandat et qu’il passera la main dans trois ans.
Un dernier tour et puis s'en va
pour René Monory- -
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