Collomb a choisi son adversaire

Par , le 16 mars 2001 à 17h30 , mis à jour le 15 mars 2001 à 19h24

Le chef de file de la gauche plurielle à Lyon entend capter une partie de l'électorat centriste en agitant l'épouvantail d'une mairie détenue par un Millon "nourri de la pensée réactionnaire et anti-républicaine du XIXe siècle".

[Expiré] [Expiré] Collomb Gérard Millon Charles Lyon portraits © AFP

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Jean-Michel Dubernard - AFP
Après l’orage à droite, Gérard Collomb (PS) appelle à la formation d’un arc dans le ciel lyonnais. Un "arc républicain", bien au-delà de l’électorat de gauche, pour isoler Charles Millon et, à travers lui, la droite réunie vaille que vaille.

Mercredi soir, au cours d’une réunion publique avec ses têtes de liste et quelque quatre cents militants, le champion de la gauche plurielle s’est posé en dernier rempart pour empêcher le président de Démocratie libérale chrétienne d’emporter l’écharpe tricolore. "Charles Millon est nourri de la pensée réactionnaire et antirépublicaine du XIXe siècle", a-t-il dénoncé avant d’annoncer, sous un tonnerre d’applaudissements, qu’il avait reçu le soutien de la majorité des responsables d’institutions culturelles de la cité et, surtout, de Denis Trouxe, l’adjoint à la culture du maire sortant Raymond Barre.

Collomb fait les yeux doux aux centristes

Gérard Collomb espère beaucoup des électeurs centristes qui, dimanche prochain, pourraient refuser d’apporter leurs suffrages à celui qui, en 1998, n’avait pas hésité à recourir aux voix du Front national pour arriver à ses fins : décrocher la présidence du conseil régional Rhône-Alpes -- dont il sera d’ailleurs très vite évincé.


Michel Mercier (à gauche) est encensé
par Gérard Collombdroite), candidat
à la succession de Raymond Barre
(au centre) - AFP

Le leader de la gauche lyonnaise n’est pas avare de compliments à l’égard des figures de la droite qui se sont refusées à pactiser avec Millon. A commencer par les UDF Anne-Marie Comparini et Michel Mercier qui l’un et l’autre se sont désistés entre les deux tours. Hommages aussi aux fidèles d’Henry Chabert (RPR) qui ont rejoint le camp Collomb après que leur candidat a été condamné pour recel d’abus de biens sociaux.

Quant au "pauvre professeur Jean-Michel Dubernard", le nouveau chef de file de la droite réunie, il ne sera jamais maire de Lyon, si l’on en croit Gérard Collomb, même si la droite l’emporte, hypothèse que ne semble pas écarter le leader de la gauche lyonnaise.

Sur les élections à Lyon :

Papier mis à jour jeudi 15 mars à 19 heures

Par David Straus le 16 mars 2001 à 17:30
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