© INTERNE"Il n'y a toujours pas de cas positif ni de suspicion avérée de fièvre aphteuse décelé en France", a réitéré Jean Glavany samedi soir. Cette déclaration du ministre de l'Agriculture fait suite aux inquiétudes nées de la découverte de plusieurs cas suspects dans une ferme de la Roche-la-Molière (Loire), avant-hier soir, mais dont les résultats des premiers tests se sont pour l'heure révélés négatifs.
La découverte dans cette ferme de taches rouges dans la gueule de plusieurs moutons d'origine anglaise avait suscité l'émoi. Depuis, par précaution, l'expoitation est sous surveillance, avec limitation des mouvements d'entrée et de sortie. Toutefois, cette mise sous surveillance n'est pas une réelle quarantaine et n'est donc pas totalement étanche : les fermiers ont demandé à pouvoir aller faire leurs courses samedi matin et ont pu le faire après une désinfection et après avoir changé de chaussures. "Il y a eu interrogation plutôt que suspicion", a expliqué M. Mourou, sous-préfet de Montbrison, cherchant lui aussi à dédramatiser l'affaire. Plusieurs bêtes "présentant des symptômes divers, qui ne sont pas ceux de la fièvre aphteuse", ont été détectés dans cet élevage d'environ 80 moutons, a-t-il précisé. Les premiers résultats des tests effectués sur les animaux se sont tous révélés négatifs. Des tests complémentaires, dont les conclusions sont attendues lundi matin, ont été envoyés à des laboratoires de Lyon et de Paris.
Pourquoi la France serait-elle épargnée ?
"Ce serait un véritable miracle que cette épizootie épargne la France". Bernard Kouchner |
Mais, contrastant avec la prudence teintée d'optimisme de Jean Glavany, le ministre délégué à la Santé a pour sa part déclaré que ce serait "un véritable miracle" que cette épizootie épargne la France. Dans les colonnes du Journal du Dimanche, Bernard Kouchner insiste par ailleurs sur la catastrophe pour l'économie britannique que représente cette épidémie. Outre-Manche, l'épidémie ne cesse de s'étendre. Le nombre total de foyers d'infection est passé à 51 après la découverte d'au moins onze nouveaux sites touchés par la maladie. La presse locale s'en prend aujourd'hui au gouvernement pour la mauvaise gestion de la crise. Les Britanniques, traditionnellement très attachés à leur campagne verdoyante, passent un week-end inédit : sentiers de promenade interdits, zoos, parcs et châteaux fermés, courses de chevaux et rencontres sportives annulées.
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