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![]() Pierre Lellouche et Vincent Reina- AFP- |
Le premier tour des municipales ayant livré un score inattendu des listes tibéristes, il était devenu urgent pour certaines têtes de liste séguinistes de trouver un accord dans l'optique du deuxième tour. Mais un obstacle de taille a demeuré jusqu'au bout : l'attitude inflexible de Philippe Séguin. Mardi soir, celui-ci a, une fois de plus, affirmé son refus de fusionner ses listes avec celles de Jean Tiberi. Invité du 19-20 de France 3, il a affirmé : "Plutôt que de faire des listes de bric et de broc où tout le monde se renie et où l'électeur a le sentiment d'être trompé, nous disons : le mieux placé reste en place, on fait barrage à la gauche, et chacun fait son devoir républicain en votant contre la gauche".
Animosités
Philippe Séguin, candidat officiel de la droite (RPR-UDF-DL) dans la capitale, n'a toutefois pas digéré la décision de Pierre Lellouche de fusionner sa liste avec le tibériste Vincent Reina, dans le IXe arrondissement. Une "brèchouille", balaie-t-il d'un revers de main. N'empêche : le premier mènera la liste et sera maire de l'arrondissement en cas de victoire. Le second Reina figurera en deuxième position. "Pierre Lellouche est aujourd'hui un candidat tibériste, j'en prends acte", a regretté Philippe Séguin. Sans pouvoir de l'en empêcher.
Vincent Reina |
"La fusion des électorats, pas à la fusion des listes"
Qu'importe : Paris vaut bien tous les compromis. Certains ont cru que Michèle Alliot-Marie (MAM) appelait de ses vœux la fusion des listes de droite, mardi, lorsqu'elle affirmait que "les responsables parisiens des listes conduites par Philippe Séguin et Jean Tiberi" devaient "trouver, dans les heures qui viennent, arrondissement par arrondissement, les accords d'union qui sont indispensables pour remporter la victoire". "L'union c'est la fusion, autrement, ce n'est pas l'union", répondait immédiatement Jean Tiberi, avant que l'un des cadres du RPR, François Fillon, ne passe à l'explication de texte aux côtés de Séguin : non, MAM n'a jamais parlé de fusion et n'a jamais voulu parler de fusion. "Michèle Alliot-Marie a appelé à l'union, au rassemblement, au dialogue, à la fusion des électorats et pas à la fusion des listes". Nuance.
Il faut dire que la perte de Paris (et peut-être de Lyon et Toulouse) aurait des répercussions considérables au sein du parti gaulliste. D'abord, elle sonnerait le glas de la présidence de MAM au RPR. Plus grave, elle éclabousserait Jacques Chirac, quelques mois avant 2002.
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