La lutte finale de Philippe Séguin

Par Philippe MATHON , le 07 mars 2001 à 10h32 , mis à jour le 07 mars 2001 à 10h59

MUNICIPALES 2001 : Pour son dernier meeting électoral, mardi soir, Philippe Séguin a prononcé un discours d'après municipales, dénonçant pêle-mêle "la pensée unique de la gauche du fric", la "droite alimentaire" qui a "dépassé les limites de l'irresponsabilité", le rôle des Guignols...

[Expiré] [Expiré] séguin municipales meeting © AFP

Les élections municipales, c'est sur tf1.fr.

Philippe Séguin a fait une dernière apparition publique très remarquée, mardi soir au Palais des Sports (XVe). Dans une salle qui n'affichait pas complet, la candidat officiel de la droite dans la capitale a attaqué tous azimuts : "la droite alimentaire" et "tous les Guignols et les Karl Zéro de la terre", qui "auront beau faire, c'est leur propre honneur qu'ils ont mis en cause". Mais la majeure partie de son discours était consacrée à la gauche de la "pensée unique" qui "a trahi l'homme au profit de l'argent". "Dans l'excès et le hors sujet", a aussitôt répliqué son adversaire socialiste, Bertrand Delanoë.

"Nous avons commencé à théoriser notre défaite"

Dans une salle en "configuration 2.700 sièges" où l'organisation avait fait condamner les travées supérieures pour éviter un effet de vide trop important, Séguin a déployé son éloquence contre cette gauche "soi disant moderne, celle des hôtels particuliers, des fortunes vite faites". Celle "qui a pactisé avec la finance, la globalisation, le communautarisme", "généreuse avec l'argent des autres, jamais avec le sien". "Jadis la gauche butait sur le mur de l'argent, maintenant, c'est elle qui le construit", a martelé le candidat. "Puisque la gauche s'est reniée, c'est à tout ce qui n'est pas la gauche d'occuper le terrain. Il ne s'agit pas pour la droite d'imiter la gauche d'hier, mais il s'agit pour la droite de savoir quelle droite elle veut être face à l'immense défi lancé par la capitulation de la gauche".

"Meeting de résistants" comme l'indiquait hier Henri Guaino, le chef de file du Ve ? Ou plutôt meeting d'après municipales, davantage soucieux de reconstruire une opposition exsangue autant qu'un projet fédérateur ? A mi-voix, un cadre du RPR murmurait hier au Parisien : "Ce soir, nous avons commencé à théoriser notre défaite". Dont acte.

(Photo AFP : Françoise de Panafieu (tête de liste dans le XVIIe) et Roxane Decorte (seconde sur la liste du XVIIIe) écoutent Philippe Séguin)

Les élections municipales, c'est sur tf1.fr. Retrouvez :

- notre l'animation en flash Elections, mode d'emploi
- une carte animée en flash  pour tout savoir sur les 27 villes (notamment les derniers sondages autorisés) que nous avons sélectionnées.
- Comprendre les enjeux de ces 27 villes dans notre
"Gros plan".
- les résultats de 340 villes lors des dernières élections dans le "Ville par ville"

Par Philippe MATHON le 07 mars 2001 à 10:32
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience