Paris et Lyon : victoires capitales pour la gauche

Par Léonard VINCENT , le 19 mars 2001 à 23h41 , mis à jour le 19 mars 2001 à 00h06

Malgré une belle moisson de villes de province, la droite a perdu deux bastions importants. Paris, capitale de la France, et Lyon, capitale des Gaules, ont été remportées par la gauche. Deux victoires historiques, malgré un scrutin peu reluisant pour la majorité plurielle.

[Expiré] [Expiré] Collomb et Delanoe © AFP

Retrouvez le dossier Municipales 2001, en cliquant ici

La droite a perdu deux fiefs aussi symboliques qu'imposants. Les mairies de Paris et de Lyon ont basculé à gauche, dimanche soir, au terme d'un second tour qui a pourtant vu une forte poussée bleue en province, plusieurs villes importantes ayant été conservées ou remportées par la droite républicaine. Il reste que la victoire de la gauche plurielle chère au Premier ministre Lionel Jospin est historique : qui aurait cru il y a quelques années que le nouveau maire de Paris puisse se nommer Bertrand Delanoë et le nouveau maire de Lyon, Gérard Collomb ?

Dans la capitale, fief historique de la "Chiraquie" la droite conserve sans surprises plusieurs arrondissements de l'ouest. Les Ier, VIè, VIIè, VIIIè, XVIè XVè et XVIIè arrondissements restent dans l'escarcelle des partis traditionnels de la droite, UDF et RPR, Edouard Balladur, notamment, conservant son mandat contre vents et marées. Jean Tiberi, chef de file des "rebelles" de la droite et imperturbable trublion du RPR, est réélu haut la main dans son bastion du Vè. La gauche rafle de son côté les IIè, IIIè, IVè, IXè, Xè, XIè, XIIè, XIIIè, XIVè, XVIIIè, XIXè et XXè arrondissements, malgré les ententes partielles des tiberistes et séguinistes dans quelques-uns de ces quartiers-clés. Mais rien n'aura eu raison de l'ascension de Bertrand Delanoë et de ses alliés Verts, MDC, PRG et PCF, qui remportent 89 sièges au Conseil de Paris. (Cf. notre article "Paris gagné pour Delanoë")

Lyon "la bourgeoise" tombe elle aussi entre les mains de la majorité gouvernementale, contre toute attente. Ni l'effacement de l'UDF Michel Mercier après le premier tour, ni l'accord d'entre deux tours entre le RPR Jean-Michel Dubernard et Charles Millon (DLC) n'ont suffi à garder la ville à droite, et ce malgré une confortable avance de la droite en voix globalement au premier tour. Manifestement, les divisions mais aussi le souvenir de l'alliance du leader de "La Droite" avec le FN à la région en 1998 ont pesé lourd dans la balance. (Cf. notre article "Le maire de Lyon s'appelle Collomb")

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Par Léonard VINCENT le 19 mars 2001 à 23:41
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