Les rebelles lyonnais sont rentrés dans le rang

Par , le 15 mars 2001 à 11h00 , mis à jour le 15 mars 2001 à 12h17

Il n'y aura pas de triangulaires "sauvages" dans les Ier, VIIe et IXe arrondissements de la capitale des Gaules. Les trois chefs de file se sont engagés à ne pas présenter de bulletins de vote aux électeurs. A Gauche, Gérard Collomb se délecte des divisions de ses adversaires.

[Expiré] [Expiré] Dubernard Millon portraits © AFP

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Les berges du Rhône - AFP
La dissidence à droite n’aura pas duré plus d’une journée. Après l’annonce mercredi matin du maintien de leurs listes dans les Ier, VIIe et IXe arrondissements, les trois chefs de file rebelles ont finalement décidé le soir même de se retirer, écartant l’hypothèse de triangulaires "sauvages". Inscrits officiellement, ils se sont engagés à ne pas présenter aux électeurs leurs bulletins de vote dont l’impression aurait de toute façon été bloquée par leurs patrons, Jean-Michel Dubernard (RPR) et Charles Millon (DLC).

Si le compromis obtenu à l’arraché mardi soir est en fin de compte respecté, la journée d’hier a trahi les profondes divisions entre les centristes et les fidèles de Millon. Et bien malin l’électeur qui parviendra à se dépêtrer de cet imbroglio.

Gérard Collomb jubile


Gérard Collomb (PS) :
" Un spectacle désolant "- AFP

Fort de son résultat (un électeur sur trois) au premier tour, le candidat de la gauche plurielle, Gérard Collomb (PS), n’a pas manqué d’épingler ses adversaires, qualifiant les derniers événements de "spectacle désolant donné aux Lyonnais". "Je crois que vous avez fait un pas de trop  en concluant cet accord", a-t-il lancé à Jean-Michel Dubernard, évoquant par là l’élection avec les voix du FN de Charles Millon à la présidence du conseil régional Rhône-Alpes en 1998.

Le nouveau chef de file de la droite lyonnaise lui a rétorqué que "ce compromis répondait au souhait des électeurs" et que Charles Millon avait "reconquis son électorat républicain". "Il n’y a pas un Lyonnais sur quatre qui soit un abominable raciste, xénophobe ou intégriste", s’est-il défendu.

Un rappel des événements de mercredi en cliquant ici


Le retrait des bulletins n'interdit pas le vote

Les trois listes, régulièrement inscrites avant la date limite de dépôt mardi à 24 heures, figurent en fait toujours en Préfecture du Rhône parmi les listes répertoriées pour le second tour des élections.
Selon Bernadette Faverjon, responsable du bureau des élections "elles sont  enregistrées" en préfecture et il s'agit en fait pour les chefs de file d'un "retrait de fait". "Il est possible de faire un retrait de fait en ne déposant pas de matériel de propagande et en ne mettant pas de bulletins de vote pour la liste", a-t-elle  indiqué.

La responsable a indiqué qu'un électeur voulant voter pour cette  liste pourait néanmoins glisser dans l'urne une feuille mentionnnant l'intégralité des noms de la liste ou encore utiliser un bulletin du premier  tour, "ce que la jurisprudence considère comme valide".

Mis à jour jeudi 15 mars à 15 h30

Par David Straus le 15 mars 2001 à 11:00
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