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La dissidence à droite n’aura pas duré plus d’une journée. Après l’annonce mercredi matin du maintien de leurs listes dans les Ier, VIIe et IXe arrondissements, les trois chefs de file rebelles ont finalement décidé le soir même de se retirer, écartant l’hypothèse de triangulaires "sauvages". Inscrits officiellement, ils se sont engagés à ne pas présenter aux électeurs leurs bulletins de vote dont l’impression aurait de toute façon été bloquée par leurs patrons, Jean-Michel Dubernard (RPR) et Charles Millon (DLC). 
Les berges du Rhône - AFP
Si le compromis obtenu à l’arraché mardi soir est en fin de compte respecté, la journée d’hier a trahi les profondes divisions entre les centristes et les fidèles de Millon. Et bien malin l’électeur qui parviendra à se dépêtrer de cet imbroglio.
Gérard Collomb jubile
Fort de son résultat (un électeur sur trois) au premier tour, le candidat de la gauche plurielle, Gérard Collomb (PS), n’a pas manqué d’épingler ses adversaires, qualifiant les derniers événements de "spectacle désolant donné aux Lyonnais". "Je crois que vous avez fait un pas de trop en concluant cet accord", a-t-il lancé à Jean-Michel Dubernard, évoquant par là l’élection avec les voix du FN de Charles Millon à la présidence du conseil régional Rhône-Alpes en 1998.
Gérard Collomb (PS) :
" Un spectacle désolant "- AFP
Le nouveau chef de file de la droite lyonnaise lui a rétorqué que "ce compromis répondait au souhait des électeurs" et que Charles Millon avait "reconquis son électorat républicain". "Il n’y a pas un Lyonnais sur quatre qui soit un abominable raciste, xénophobe ou intégriste", s’est-il défendu.
Un rappel des événements de mercredi
en cliquant iciLes trois listes, régulièrement inscrites avant la date limite de dépôt mardi à 24 heures, figurent en fait toujours en Préfecture du Rhône parmi les listes répertoriées pour le second tour des élections. Mis à jour jeudi 15 mars à 15 h30
Le retrait des bulletins n'interdit pas le vote
Selon Bernadette Faverjon, responsable du bureau des élections "elles sont enregistrées" en préfecture et il s'agit en fait pour les chefs de file d'un "retrait de fait". "Il est possible de faire un retrait de fait en ne déposant pas de matériel de propagande et en ne mettant pas de bulletins de vote pour la liste", a-t-elle indiqué.
La responsable a indiqué qu'un électeur voulant voter pour cette liste pourait néanmoins glisser dans l'urne une feuille mentionnnant l'intégralité des noms de la liste ou encore utiliser un bulletin du premier tour, "ce que la jurisprudence considère comme valide".
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