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Les Strasbourgeois ne lui ont pas pardonné ses infidélités et, encore moins peut-être, son retour en force après un passage dans le gouvernement Jospin. La socialiste Catherine Trautmann est boutée hors de la mairie par l’UDF Fabienne Keller (Cliquez ici pour son portrait) sur un score sans appel : 50,85% pour la liste de droite contre 40,41% à l’ancienne ministre de la Culture.
Robert Grossmann (RPR)
et Fabienne Keller (UDF) - AFP
Dès le premier tour, Catherine Trautmann avait pris conscience du "désamour" des Strasbourgeois et avait aussitôt battu le rappel des électeurs égarés sur la liste de Jean-Claude Petitdemange (PS), son ancien adjoint parti en dissidence. Elle comptait également sur le réveil des abstentionnistes (45,30%). Pour les appâter, l’ancienne ministre n’avait pas hésité à reprendre LE thème de campagne de son adversaire : l’insécurité, placée par 58% des habitants au premier rang de leurs préoccupations.
Un bon report de l'extrême droite
Rien n’y a fait. Peu avant la publication des résultats définitifs, celle qui ne sera bientôt plus maire, les yeux embués, reconnaît sa défaite. Elle dénonce aussitôt la "trahison" de son ex-adjoint. "Nous avons été victimes d’une manipulation initiée par Jean-Claude Petitdemange et sur laquelle l’opposition a surfé", analyse son co-listier Roland Ries. Certes, le dissident a attiré 8,72% des voix, mais ces votes n’auraient de toute façon pas suffi à renverser la tendance favorable à Fabienne Keller. Trautmann s’incline.
Catherine Trautmann - DR
Certains de ses partisans ont une autre explication : "Keller-Grossmann sont les otages de l’extrême droite." Il est vrai que les listes de Fabienne Keller (UDF) ont bénéficié d’un bon report du FN et du MNR qui ensemble récoltent 16,71% mais dont les leaders avaient donné des consignes contradictoires pour le second tour.
Le portrait de Fabienne Keller en cliquant ici
Mis à jour le lundi 19 mars à 12h30
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