© INTERNELa convocation de DSK devait avoir lieu jeudi. Finalement, - sans doute pour éviter la cohorte des journalistes - l'ancien ministre de l'Economie et des Finances a été entendu vingt-quatre heures plus tôt comme témoin assisté par le juge Marc Brisset-Foucault. Objet de la rencontre : les conditions d'enregistrement et le cheminement de la vidéo de Jean-Claude Méry, l'ancien collecteur de fonds occulte du RPR.
"A cette occasion, Dominique Strauss-Kahn a répondu longuement et précisément à toutes les questions posées par le juge", a simplement déclaré l'un des avocats de l'ancien ministre, Me Jean Veil. Elément capital pour DSK : son audition n'a pas été suivie d'une mise en examen. Une telle sanction intervient en général lorsqu'il apparaît que "des indices graves ou concordants le justifient".
Introuvable cassette
Selon ses défenseurs, Dominique Strauss-Kahn a accepté ce document sans avoir eu connaissance de son contenu et sans savoir d'où il venait. Il y a quelques mois, déjà, l'ancien ministre avait admis avoir eu en sa possession cette vidéo explosive, après qu'un de ses proches - l'avocat fiscaliste Alain Belot - la lui a remise dans son bureau de Bercy, mais affirme ne l'avoir jamais visionnée, n'en avoir fait aucun usage et même l'avoir égarée. De nombreuses perquisitions menées par les enquêteurs n'ont pas permis de retrouver l'original de la cassette.
L'audition de DSK intervient quatre jours après son retour à l'Assemblée nationale comme député du Val d'Oise.
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