© INTERNE"Lionel Jospin a présenté son catalogue de printemps", estime Libération, tandis que Le Parisien / Aujourd'hui préfère parler de "plan patchwork".
"Nul n'est oublié, des mères aux jeunes, en passant par les exclus, les victimes de plans sociaux, les patrons de PME et... les 'inondés' de la Somme (...). Seuls 'oubliés' du jour, les fonctionnaires", poursuit Le Parisien. Plus critique, L'Humanité juge que l'élève Jospin pose les bonnes questions, mais n'y apporte pas de réponses satisfaisantes. "(...) dans le catalogue énoncé hier à Matignon, toutes les têtes de chapitre sont bonnes : salaires, licenciements, exclusion sécurité, qualité de vie, démocratie de proximité... c'est effectivement sur ces questions que le gouvernement est attendu par les Français. Mais derrière les problèmes pointés, quel manque d'ambition", juge le quotidien de gauche.
"Lionel Jospin a décidé... de ne rien décider"
Libération écrit, pour sa part, que dans ce catalogue, il y a "peu de mesures nouvelles qui auraient pu frapper l'imagination."
Le Figaro note de son côté que "les deux sujets sociaux les plus sensibles dans la majorité, les licenciements et le traitement des fonctionnaires, ont (...) été laissés en suspens". "Lionel Jospin a décidé... de ne rien décider", résume le quotidien.
Lui emboîtant le pas, La Tribune souligne que "pour les gros dossiers comme le financement des 35 heures ou les traitements des fonctionnaires, il faudra attendre les résultats des redéploiements budgétaires annoncés et d'autres arbitrages." Le desserrement du budget, c'est le dernier point sur lequel insistent les journaux de ce vendredi. "A un an de la présidentielle, la rigueur prend du plomb dans l'aile", écrit Le Parisien, au sujet de la hausse de 0,5% des dépenses publiques en volume pour l'an prochain annoncée jeudi.
Difficultés budgétaires en 2003 ?
Pour Le Figaro, cette dérogation à la règle de la rigueur budgétaire est une victoire de la ministre de l'Emploi et de la Solidarité Elisabeth Guigou sur son collègue de l'Economie et des Finances Laurent Fabius. "La plupart des arbitrages ont bénéficié à Elisabeth Guigou, plutôt qu'à Laurent Fabius", constate-t-il. La Tribune précise toutefois que si le gouvernement se permet un relâchement de sa politique budgétaire, il ne déroge pas pour autant à son objectif de progression cumulée de 1% en volume sur la période 2002-2004.
"En revanche, après une hausse de 0,3% en 2001 puis de 0,5% en 2002, les marges de manœuvres budgétaires s'en trouveront mécaniquement restreintes pour 2003", explique le quotidien économique.
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