© INTERNEL'effet de surprise est réussi. Pour la première fois depuis son arrivée à Matignon en 1997, Lionel Jospin a dérogé à la règle qu’il s’était lui-même fixée : ne jamais parler de politique intérieure lors d’un déplacement à l’étranger. Cet écart est intervenu à l'université brésilienne Candido Mendès où il était venu présenter, hier, sa vision de la mondialisation à des étudiants brésiliens. Interrogé sur sa lecture des élections municipales, le Premier ministre a concédé une victoire de la droite, le gain de Paris étant pour la gauche "une sorte de consolation". Mais selon Lionel Jospin "le jeu est ouvert pour 2002".
En 2002, les candidats seront des "Challengers"
"Je n'ai jamais vu le peuple français plébisciter un gouvernement au bout de quatre ans et d'ailleurs je n'ai jamais vu le peuple français plébisiciter le gouvernement". |
Egalement interrogé sur le cumul des mandats de maire et de ministres, Lionel Jospin a souligné que le principe du non cumul était une "décision politique du gouvernement de la gauche" et n'était pas inscrit dans la législation française. Expliquant que la majorité n'était pas parvenue à faire adopter un texte en ce sens en raison "d'une partie de l'opposition" il a ajouté aussitôt: "je ne dirai pas d'ailleurs que cette opposition d'une partie de l'opposition n'a pas arrangé une partie de la majorité", déclenchant les rires de l'assistance. Au Brésil, aucun cumul de mandat n'est permis.
"Um professor metodico"
Le Premier ministre français Lionel Jospin a fait l'éloge vendredi à Sao Paulo, le poumon économique du Brésil, des performances françaises et européennes en affirmant sa volonté de donner un nouvel "élan" aux relations commerciales entre les deux pays. Après des entretiens
En 2000, les investissements français au Brésil ont atteint quelque 43 milliards de francs ce qui place la France au quatrième rang derrière les Etats-Unis, l'Espagne et le Portugal. |
Alors que les échanges entre la France et le Brésil ont connu en 2000 une nouvelle vigueur, il a expliqué que son déplacement dans ce pays "visait à conforter cet élan". En 2000, les investissements français au Brésil ont atteint quelque 43 milliards de francs ce qui place la France au quatrième rang derrière les Etats-Unis, l'Espagne et le Portugal. Il a affirmé que la France entendait "encourager la poursuite de cette ouverture aux échanges" entre le Mercosur et l'Union européenne. Accompagné d'une vingtaine de patrons, il s'est employé à démontrer que l'UE était un marché ouvert.
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