Le drame s'est produit dans le bidonville de Boissard, un quartier des Abymes jouxtant Pointe-à-Pitre. Au cours d'une opération contre des revendeurs de crack, des policiers ont été pris à partie par une dizaine de dealers. L'un d'eux les a menacés avec un pitbull, sur lequel les policiers ont fait feu à deux reprises, selon le procureur de la République de Pointe-à-Pitre, Patrick Vogt. Dans la mêlée qui s'en est suivie, un troisième coup de feu a été tiré, traversant les
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En fin de journée, après quelques jets de pierres, le calme est revenu aux Abymes. Le sous-préfet de Pointe-à-Pitre, Thierry Le Lay, s'est adressé directement à un groupe de manifestants se plaignant d'être la cible de contrôles policiers systématiques. "La lumière sera faite, je vous demande de la responsabilité et du calme", leur a-t-il indiqué.
Obsèques du policier d'Evreux
Les obsèques de Gilles Roche ont lieu ce matin, à Evreux, en présence du ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant. Un hommage au jeune gardien de la paix, s'est déroulé dans la cour du commissariat où il était affecté, suivi d'une cérémonie religieuse à la cathédrale avec un office célébré par Mgr Jacques David. Lundi, à une heure quinze du matin, alors que la voiture de patrouille s'avance à la hauteur d'une BMW pour un simple excès de vitesse, un malfaiteur tire immédiatement plusieurs balles de gros calibre (11,43) sur le fonctionnaire qui est au volant. Gilles Roche, 29 ans, père d'une petite fille de 4 ans et dont l'épouse attend un second enfant est atteint par trois balles dont une traverse la boîte crânienne, le tuant sur le coup. L'autre policier reçoit une balle dans la cuisse.
Dans un premier temps, le mis en examen, un contremaître de 48 ans, avait désigné un passager comme étant l'auteur du meurtre, un homme dont il avait dit avoir fait connaissance quelques heures plus tôt dans une boîte de nuit, avant de passer aux aveux : "Il n'y a pas de deuxième homme, je l'ai inventé, c'est moi qui ai tiré". Le mobile du meurtre n'a toujours pas pu être établi.Mais on apprenait ce matin que l'homme se trouvait dans un état critique après avoir tenté de mettre fin à ses jours dans sa cellule de la maison d'arrêt de Bois-d'Arcy. Placé seul dans une cellule, comme l'avait souhaité le parquet d'Evreux, il avait été retrouvé pendu peu après 09h00 par des gardiens.









