Isolé, Montebourg rêve d'une Sixième République

Par Philippe MATHON , le 02 mai 2001 à 16h17 , mis à jour le 02 mai 2001 à 16h37

La bête noire du chef de l'Etat, qui se coupe peu à peu du parti socialiste, lance mercredi soir une "Convention pour la sixième République".

montebourg france personnalites population © INTERNE

Après la théorie, la pratique. La "C6R" (Convention pour la VIe République) verra le jour mercredi soir à l'Assemblée nationale. Une initiative du député socialiste Arnaud Montebourg, déjà longuement détaillée dans son livre ("La machine à trahir, rapport sur le délabrement de nos institutions", Denoël) et destinée à promouvoir une nouvelle Constitution.


-
Le franc-tireur socialiste définit le projet comme une "boîte à outils" au service des citoyens. "Nous aidons les citoyens actifs à demander des comptes aux élus, aux administrations, aux titulaires de l'autorité judiciaire. A réclamer des référendums. Partout où les citoyens le peuvent. Mais C6R est aussi une machine à transformer la République. C'est-à-dire à imposer des réformes dont la classe politique conservatrice ne veut pas", explique le député de Saône-et-Loire.

"Montebourg se trompe très largement de cible"

Pas question pour autant de créer un nouveau parti politique. Selon lui, "C6R n'aura plus de vocation d'être lorsqu'une nouvelle Constitution sera soumise aux Français par référendum". De nombreux élus l'ont rejoint dans sa quête. Des députés verts (Noël Mamère, Marie-Hélène Aubert...), radicaux (Alain Tourret) mais aussi socialistes comme François Colcombet ou Yvette Roudy. Pour la plupart ceux qui le suivent déjà dans sa proposition de résolution visant à mettre en accusation Jacques Chirac devant la Haute cour de justice dans l'affaire des HLM de Paris. Un point de crispation avec son parti, le PS.

Dans Libération, Montebourg a franchit un pas supplémentaire dans sa marginalisation, en qualifiant de "pur scandale" l'attitude du premier secrétaire du parti socialiste François Hollande, qui "choisit de rester inerte" devant "le déni de justice au profit de Jacques Chirac". "Il se trompe très largement de cible", a regretté le porte-parole de la rue de Solferino, Vincent Peillon. "Si le PS prenait l'initiative de soutenir une telle démarche, elle serait interprétée comme étant politicienne. C'est une affaire de justice, de principe, pas celle du PS. On ne peut mélanger problématique de droit et problématique politicienne", a-t-il souligné.

Par Philippe MATHON le 02 mai 2001 à 16:17
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience