© INTERNEEn novembre 1999, Rémy Millet, 23 ans et employé polyvalent d'un McDonald's près d'Albi, voit une vieille femme faire la manche dans le restaurant. Comme le règlement interdit la mendicité, l'employé se dirige vers la vieille femme pour lui demander d'arrêter. Mais face à sa détresse, il décide de lui offrir cinq cheeseburgers, pris sur les coupons-repas auquel il a droit en tant que salarié du restaurant. Le soir, il évoque la chose devant un manager, qui n'oppose pas de réticence. Mais, un mois plus tard, Rémy Millet apprend qu'il est licencié : "cause réelle et sérieuse pour non-respect de votre contrat de travail et du réglement intérieur de l'entreprise concernant la politique repas", explique la lettre qu'il reçoit en recommandé.
"Je n'ai jamais cherché à camoufler mon geste, je n'ai pas volé l'établissement, si j'avais voulu être malhonnête j'aurais donné les sandwichs sans rien dire, ou alors en tapant sur la touche promotion de la caisse", expliquait Rémy Millet à l'Humanité dans l'article qui a révélé l'affaire. Se sentant floué, il avait engagé une procédure auprès des prud'hommes d'Albi. La sentence est tombée ce mardi : le directeur de l'établissement a été condamné à verser 6.000 frs de dommages et intérêts à Rémy Millet, le conseil des prud'hommes ayant estimé que ce licenciement "ne reposait pas sur une cause réelle". Le directeur en question avait toujours affirmé avoir licencié l'employé suite à une succession d'incidents et au refus de Millet de répondre à plusieurs convocations.
Brésil : les jouets du Happy Meal valent une condamnation à McDo
Pour une organisation non gouvernementale, les jouets du menu enfant proposés par le géant de la restauration rapide américain encouragent les mauvaises habitudes alimentaires des enfants.
Publié le 07/12/2011
Retour MYTF1
Brésil : les jouets du Happy Meal valent une condamnation à McDo
Chargement en cours...





