© INTERNEMaître Vergès était confiant pour Omar Raddad (itw)
Les révisions de procès son rarissimes en France
Après Patrick Dils qui a obtenu un nouveau procès, Omar Raddad pourrait également décrocher la révision du sien. L’avocat général de la Cour de cassation a en effet demandé la transmission de son dossier vers la Cour de révision. Il ne reste plus qu’une seule étape : la décision finale des magistrats de la Commission de révision, qui se prononceront le 25 juin prochain. S’ils disent " oui ", il s’agira de l’aboutissement du long combat mené depuis près de dix ans par le jardinier marocain, condamné pour le meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal.
L’avocat général estime que les pièces apportées au dossier par la nouvelle enquête laissent naître des indices suffisants pour justifier une nouvelle comparution de celui qui a toujours clamé son innocence. Il abonde donc dans le sens de maître Vergès, l’avocat d’Omar Raddad, pour qui un nouveau procès était " inévitable ".
Avancées
En 1994, Omar Raddad avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises
![]() Les lieux du drame- |
Seconde avancée : la trace de main laissée sur la porte comporte du sang de Mme Marchal mais aussi des traces d'un ADN masculin qui n'est pas celui de Raddad. Cependant, il n'a pas été possible de déterminer à qui appartient cet ADN masculin, découvert en décembre et décrypté en janvier, ni quand il a été déposé, ni s'il provient de résidus de sang ou de salive.
Turquin débouté
La Commission a en revanche rejeté la demande de Jean-Louis Turquin. Le vétérinaire niçois avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle le 21 mars 1997 pour l'assassinat de son fils Charles-Edouard en 1991. Comme Omar Raddad, il a toujours nié. Mais les magistrats ont considéré qu'il n'y avait pas d'éléments nouveaux de nature à "faire naître de suffisants indices sur l'existence de la prétendue victime", comme le dit la loi.
Ils ont donc suivi l'avocat général Jean-Yves Launay qui avait expliqué à l'audience du 2 avril dernier que "toutes les pistes suivies pour retrouver l'enfant se sont révélées négatives et que la thèse de l'enfant en Israël ne repose sur aucun élément sérieux". S’appuyant sur des témoignages, les avocats de Jean-Louis Turquin avaient soutenu le contraire.
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