Présidentielles : Jospin réfléchit encore

Par , le 25 mai 2001 à 10h39 , mis à jour le 25 mai 2001 à 11h02

Lionel Jospin souhaite la victoire de la "vérité" et de l'"authenticité" lors de l'élection présidentielle de 2002 mais réaffirme qu'il ne décidera qu'au début de l'année prochaine s'il se présente ou non face au président Jacques Chirac.

jospin velo © INTERNE

Non, il ne se décidera pas avant le début de l'année prochaine. Lionel Jospin le dit et le répète : l'élection présidentielle, voyons cela plus tard, et entre temps laissons planer le doute sur une candidature. "Je verrai comment le problème se posera au début de l'année prochaine", explique-t-il dans un long entretien à paraître demain dans le Figaro Magazine. Et de poursuivre : "Je n'ai pas besoin de refaire 1995", en faisant allusion à sa candidature lors de la dernière élection présidentielle. Il avait alors été battu au second tour par Jacques Chirac. Le premier ministre espère, en revanche, que le moment venu "les Français choisiront une forme de vérité et d'authenticité". Interprétation : le Premier ministre ne veut pas faire de la "figuration" en 2002 si une nouvelle candidature s'avère vouée à l'échec comme en 1995, pour cause de division de la gauche, par exemple.

Interrogé sur la prochaine campagne électorale, il affirme qu'il ne permettra pas qu'on lui lance des "affaires" à la figure - "Je recommande à certains accompagnateurs de ne pas faire campagne sur ce terrain. Ils devraient être prudents", déclare-t-il en faisant de toute évidence allusion aux amis de Jacques Chirac. S'il fait campagne, Jospin parlera "du candidat, pas du président."

Jospin reste aux commandes du gouvernement

"Libre" et "en forme", Lionel Jospin entend bien exercer ses fonctions de Premier ministre jusqu'au bout. "Pas question de démissionner trois ou quatre mois avant le scrutin pour me préparer à quoi que ce soit", dit-il. "Je ne spécule pas sur l'avenir." Lionel Jospin réaffirme que son gouvernement "tient la maison", malgré la cohabitation avec Jacques Chirac. "Sur tous les sujets, j'ai tenté d'apporter des solutions. Tout n'a pas été réussi. Mais beaucoup de choses ont avancé. Je suis en paix avec moi-même." Ralentissement du rythme des réformes à l'approche de 2002 ? "Mon idée de la dernière année n'est pas de s'immobiliser mais pas, non plus, de jeter des réformes à la face des gens", explique-t-il. "Je suis hostile à toute excitation du dernier moment."

Par Alexandra Guillet le 25 mai 2001 à 10:39
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