© AFPLes rave-parties seront encadrées ou ne seront plus. C’est en substance ce que les sénateurs ont décidé, tous partis confondus à l’exception des communistes, lors de l’examen cette nuit du projet de loi sur la sécurité quotidienne. L'amendement présenté par le ministre de l'Intérieur Daniel Vaillant prévoit une obligation de déclarer préalablement auprès du préfet l’organisation de ces soirées techno.
Libre dès lors aux autorités d’imposer des mesures d’encadrement, notamment "la mise en place d'un service d'ordre ou d'un dispositif sanitaire". Libre aussi au préfet d’interdire purement et simplement le rassemblement s’il présente "des risques graves pour l'ordre public". En cas de rave interdite ou sans déclaration préalable, la police pourra "saisir le matériel utilisé pour une durée maximale de six mois"
Une manif' pro-rave le 16 juin
Répondant aux critiques, Daniel Vaillant a déclaré qu’il ne voulait "pas prendre le risque qu'il y ait un jour un pépin", estimant qu'il n'y avait "pas atteinte à la liberté d'expression et de rassemblement". Le centriste Jean-Jacques Hyest n’a pas manqué de demander "une harmonisation au sein du gouvernement". Dimanche, le ministre de la Santé Bernard Kouchner s'est en effet déclaré contre toute réglementation des rave-parties.
Quant aux partenaires de la majorité plurielle, ils ne cachent pas leur désapprobation. "Ce dispositif a été pris à la hâte contre une partie de la jeunesse", s’est indigné le porte-parole du PCF au Sénat Robert Bret. Cette disposition est "dangereuse parce qu'elle met à mal les efforts pour qu'un véritable dialogue s'installe entre organisateurs de raves et responsables politiques locaux", elle est "liberticide parce qu'un tel vote tend à criminaliser la jeunesse de ce pays", a renchéri ce matin le porte-parole des Verts, Stéphane Pocrain.
Refusant "la diabolisation et l'escalade de la répression", l'association Technopol appelle à une "manifestation festive et pacifique pour le droit à la fête" le 16 juin à partir de 14 heures place de la République à Paris.
Les sénateurs de droite, contre l'avis du gouvernement et de la gauche PS-PCF, ont sérieusement renforcé hier la répression de la délinquance des mineurs. Ils ont adopté :
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