© INTERNELe TGV 531 n’est pas un train comme les autres. Pourvu d’un laboratoire pour analyser ses réactions en permanence, d'amortisseurs plus rigides que la normale, d’un surcroît de puissance de 300 kilowatts grâce à une modification de ses logiciels de pilotage des blocs moteurs, le 531 ressemble plus à une bête de course qu’à un classique train de voyageurs. C’est sans doute, aujourd’hui, la meilleure arme commerciale de la SNCF. C’est lui qui a assuré, depuis le 3 octobre 2000, tous les essais de la nouvelle ligne TGV Méditerranée entre Valence et Avignon. C’est lui encore qui vient de battre le record mondial de vitesse des 1.000 km.
Mais ce samedi, le TGV n’a pas seulement réussi un exploit technique. Il a surtout prouvé sa fiabilité et son endurance.C'est peu avant 20 heures que ce TGV de compétition, avec à son bord le président de la SNCF Louis Gallois, est entré en gare de Marseille, 3 heures et 29 minutes après avoir quitté la gare de Calais - soit une vitesse moyenne de 306,36 km/h. Objectif plus qu’atteint pour la SNCF, dont le but était de relier les deux villes en quatre heures maximum.
Le TGV franchit victorieusement son "round d'endurance"
![]() La carte du parcours du TGV - DR |
Le choix du trajet pour ce test a justement été motivé par la distance séparant Calais de Marseille : c'est la ligne la plus longue en France avec 1.067 kilomètres. Une distance plus que symbolique : en effet, la SNCF vise en-dehors des frontières françaises. Au-delà de son aspect "test technique", l'opération de samedi visait à anticiper l'ouverture dans les années à venir, à l'horizon 2003-2004, de lignes aux trajets beaucoup plus longs, reliant Marseille à Londres ou Amsterdam. Une belle manœuvre de communication de la SNCF. Mais l’exploit du TGV fera-t-il oublier leurs déboires aux milliers d’usagers bloqués en gare lors des dernières grèves ?
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