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2002 : Lipietz, l'invité surprise

Edité par
le 20 juin 2001 à 18h54 , mis à jour le 21 juin 2001 à 18h35.
Temps de lecture
3min
lipietz verts

Crédits : INTERNE

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SociétéA la surprise générale, la tête pensante des écologistes a obtenu l'investiture des Verts pour 2002, aux dépens de Noël Mamère. Une élection qui pourrait attiser les querelles intestines à quelques jours de la nomination du nouveau secrétaire national.

"Allez, on y va !" Radieux, Alain Lipietz  est pressé d'entamer la conférence de presse. Ce n'est pas le cas de tout le monde. "Ca y est, ça commence bien : il donne déjà des ordres à tout le monde", râle Stéphane Pocrain, figure montante et contestataire au sein des Verts. Le parti écolo ressemble toujours autant à une auberge espagnole. "A un groupuscule d'extrême-gauche", raille un cadre du mouvement.

Lipietz a gagné, donc. A la surprise générale. Après un premier tour largement en faveur de Noël Mamère (43% contre 26%), les troupes de Dominique Voynet ont donc opté pour "l'Ancien" contre le "Nouveau" (50,2% des voix, contre 49%). Et qu'importe si le vote des militants a été contrarié par les dysfonctionnements du "temps de routage" de la Poste, privant les pauvres Guadeloupéens et Réunionnais de leur droit de vote. Les résultats définitifs, qui seront dévoilés la semaine prochaine, "ne sont pas susceptibles, a priori, d'inverser le cours des choses", a assuré le secrétaire national des Verts, Jean-Luc Bennahmias.

Revalorisation de la place des Verts

Sans attendre un illusoire changement de tendance, Noël Mamère a donc immédiatement reconnu sa défaite, assurant Alain Lipietz de sa "loyauté". "Pour moi, le candidat en tête, c'est Alain. C'est donc lui le vainqueur de l'élection. Visiblement, la politique n'aime pas les gens pressés", a-t-il lâché, en guise d'auto-critique.

Moins à l'aise, Alain Lipietz a longuement rendu hommage à René Dumont, assurant qu'il souhaitait "reprendre le flambeau" du "père" de l'écologie politique, décédé lundi. Concernant son programme, le nouveau cacique s'est situé sur un registre moult fois usité. "Les Verts ont une solution, des réponses aux crises de la planète. Nous ne mènerons pas une campagne de témoignage comme jadis. La majorité plurielle ne peut pas gagner en 2002 sans la revalorisation considérable". Avertissement aux autres leaders de la gauche et à Lionel Jospin, qui ne se montrent pas pressés d'offrir les dividendes des (bonnes) élections municipales aux écolos.

"Les choses ne sont pas pacifiées"

Lipietz est un proche de Dominique Voynet. Celle-ci, en partance de son ministère de l'Environnement, devrait être remplacé par son ami Yves Cochet. Là où le bât blesse, c'est que ce week-end, hasard du calendrier (?), se déroule le Conseil national (CNIR). L'occasion de désigner le successeur de Jean-Luc Bennahmias au poste de secrétaire national. Logiquement, Dominique Voynet devrait lui succéder. Trois voynetistes aux trois postes clés, donc. Pour de nombreux opposants, la situation est intenable. Tout en affirmant qu'il votera Voynet ce week-end, Noël Mamère assure que les élections qui viennent de se dérouler "ont réveillé le clivage entre anciens et nouveaux". Stéphane Pocrain, encore lui, appelle Dominique Voynet "à la raison". "Le parti ne peut pas être dirigé seulement par des voynetistes ! Dominique peut jouer un rôle important chez nous, bien sûr, mais a-t-elle besoin de prendre les rênes des Verts ? En tout cas, après une élection pareille, où deux candidats, Lipietz et Mamère, font du 50/50, on voit bien que les choses ne sont pas pacifiées".

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