Chirac et Poutine contre la guerre des étoiles

Par J.K , le 02 juillet 2001 à 16h05 , mis à jour le 30 juin 2001 à 16h17

Jacques Chirac est depuis dimanche en Russie où il rencontre Vladimir Poutine. Les deux hommes ont émis une déclaration commune sur les questions stratégiques où ils dénoncent le bouclier anti-missile américain. Mais leur désaccord est profond sur le transfert de Milosevic.

Chirac Poutine Russie © INTERNE

Arrivé à St-Pétersbourg dimanche en milieu de journée, Jacques Chirac doit rester en Russie pour une visite officielle jusqu'à mardi. Le président de la République a rencontré Vladimir Poutine pour la première fois sur le territoire russe. Dès lundi matin, les deux hommes ont adopté une déclaration conjointe sur les questions stratégiques. Premier visé à travers cette proclamation : le bouclier antimissile américain. "La France et la Russie estiment qu'il est essentiel de garantir les équilibres stratégiques internationaux dans le nouveau contexte issu de la fin de la guerre froide." La déclaration rappelle aussi le rôle de la dissuasion nucléaire et l'importance des traités de non prolifération.

A l'occasion de sa visite en Russie, le président français veut faire passer un message simple : "Une Russie démocratique, dynamique, pacifique, moderne sera un partenaire majeur de la France et de l'Union européenne". Un partenaire qui bénéficiera dans un premier temps d'une coopération avec la France dans le domaine aéronautique et spatial.

Accords de coopération spatial et aéronautique

Depuis dimanche, les deux chefs d'Etat n'ont pas chômé : trois accords ont déjà été signés. Un premier programme de coopération a été conclu entre le directeur de l'Agence spatiale russe, Iouri Koptev, et le président de l'EADS, le géant européen de l'aéronautique, Philippe Camus. Une entente sur les services aériens des deux pays a également été décidée entre le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, et son homologue russe Sergueï Frank. Enfin, le dernier accord porte sur le soutien aux entreprises pour les années 2001-2002.

Grâce à toutes ces conventions, Chirac consacre le réchauffement des relations entre Paris et Moscou, après les vives tensions nées des critiques françaises sur la guerre en Tchétchénie. Mais elles sont loin d'avoir la chaleur des liens qui unissaient Chirac à l'ex-président Boris Eltsine. Malgré leurs efforts, le président français et Vladimir Poutine n'ont pas masqué lundi leur profond désaccord sur le transfert de Slobodan Milosevic au Tribunal pénal international.

Par J.K le 02 juillet 2001 à 16:05
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