© INTERNELes 540 habitants du Châtelet-sur-Retourne, un petit village des Ardennes, ont dû préparer leurs paquetages pour un voyage inattendu. Depuis lundi soir, leur bourg s'est transformé en ville morte. Pendant dix jours, à l'instar des 12.000 personnes de la région de Vimy (Pas-de-Calais) en avril, ils cèdent la place aux démineurs. Mais contrairement aux habitants de Vimy qui avaient du être évacués dans l'urgence, les Ardennais ont pu se préparer tranquillement à quitter leur village depuis plusieurs semaines. Les habitants non hébergés chez des proches ont été installés dans des appartements meublés, des hôtels ou des gîtes ruraux. Les animaux n'accompagnant pas leurs maîtres ont été accueillis dans un centre d'hébergement, tandis que 20 personnes ont été désignées pour pourvoir aux besoins de ceux qui restent sur place.
170 tonnes d'obus datant de 14-18
![]() Les obus sont placés dans des caisses- |
Mais selon les spécialistes, contrairement à Vimy, aucun de ces obus ne contient de produits toxiques. Leur dégagement avant transport vers un camp militaire, probablement à Sissone (Aisne), où ils devraient être mis à feu, sera néanmoins très long. Un périmètre de 800 mètres de rayon a été défini autour du site pour permettre aux artificiers de travailler en toute tranquillité à partir de mardi. Cela englobe le village tout entier, mais aussi la RN 51 et la voie de chemin de fer Reims-Charleville-Mézières, dont il faudra détourner ou coordonner les circulations.
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