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Garde à vue prolongée pour deux proches de Pasqua

Edité par
le 19 juin 2001 à 14h20
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3min
picto corse tomi feliciaggi

Crédits : INTERNE

SociétéLe juge en charge d'une information pour blanchiment souhaite entendre Robert Feliciaggi et Michel Tomi sur les conditions de l'achat et de la revente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie), qui a donné lieu à une colossale plus-value.

Entamée lundi matin dans les locaux de la brigade financière du SRPJ d'Ajaccio, la garde à vue de deux proches du président du RPF Charles Pasqua, Robert Feliciaggi et Michel Tomi, a été prolongée mardi.

Les deux hommes ont passé la nuit au commissariat dans le cadre d'une information judiciaire pour blanchiment instruite à Monaco. Leur garde à vue a été ordonnée par le juge ajaccien Jean-Michel Gentil, destinataire d'une commission rogatoire internationale délivrée par le juge monégasque Jean-Christophe Hullin.

Refus de comparaître

Cette commission rogatoire visait à faire entendre en France les deux hommes d'affaires, associés dans divers établissements de jeux en Afrique, qui ont refusé ces dernières semaines de répondre aux convocations en principauté du juge Hullin, en charge d'une information ouverte à l'été 2000 contre X pour blanchiment.

Jean-Christophe Hullin cherche notamment à connaître les conditions de l'achat et de la revente du casino d'Annemasse (Haute-Savoie) par Robert Feliciaggi, par ailleurs maire de Pila-Canale (Corse-du-Sud) et élu de l'assemblée de Corse. Les enquêteurs soupçonnent qu'une partie des profits tirés de la vente de l'établissement de jeux, cédé pour 100 MF en 1995, ait servi à financer le RPF de M. Pasqua. La justice monégasque s'interrogerait aussi sur les bénéficiaires de certains retraits en liquide à partir de comptes de M. Feliciaggi.

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