© INTERNELongtemps considéré comme une voie de garage, l'enseignement professionnel peine à s'imposer. Evoluant à l'ombre du cursus général, il se heurte depuis longtemps à la conception du "collège unique" encore récemment défendue par Jack Lang.
Le ministre de l'Education nationale, soutenu notamment par la FCPE, a choisi de maintenir l'ossature du collège unique jusqu'à la troisième, en aménageant néanmoins quelques passerelles exceptionnelles pour les élèves en difficulté, à partir de la fin de la quatrième. Plus "progressiste", son collègue chargé de l'Enseignement professionnel a toujours été favorable à une orientation précoce des élèves mal intégrés à l'enseignement général vers les branches professionnelles
La Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques (FCPE) devrait notamment débattre des moyens "d'améliorer l'enseignement professionnel et de redonner auprès des jeunes l'attrait qu'il mérite", indique un communiqué. "Nous avons une série de questions à poser au ministre. Les parents d'élèves souhaiteraient d'abord que l'enseignement professionnel devienne une voie qui mène aux études supérieures, pour que l'on puisse devenir facilement ingénieur en partant d'un CAP en développant les concepts de formation tout au long de la vie", a déclaré vendredi, Georges Dupon-Lahitte, président de la FCPE.
Désaffection
Par ailleurs, la fédération s'inquiète aussi des "dérives de la gratuité de l'enseignement" constatées dans les lycées professionnels. "Les jeunes en section hôtellerie ou mécanique doivent souvent payer de leur poche leur matériel. Les familles font de vrais sacrifices financiers, malgré le doublement de la prime d'équipement, récemment annoncé par le ministre, qui ne concerne que les boursiers", a-t-il ajouté.
Longtemps dernières roues du carrosse de l'Education Nationale, les lycées professionnels, où l'on prépare CAP, BEP et bacs professionnels, souffrent d'une certaine désaffection, malgré les efforts de M. Mélenchon, et avant lui, de Claude Allègre pour redynamiser le secteur. Le temps presse le nombre d'élèves qui était de 773.000 en 1980-81 est tombé à 696.900 durant l'année 1999-2000, également sous l'effet démographique.
Moins nombreux en classe mais pas meilleurs
Contrairement à ce que pensent les parents, des effectifs réduits en classe ne sont pas forcément synonyme de bons résultats. Selon une étude de l'OCDE, le travail en petits groupes ne bénéficie qu'aux élèves en difficulté.
Publié le 09/09/2010
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