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Voynet à la tête des Verts, malgré tout

Edité par
le 22 juin 2001 à 20h02 , mis à jour le 24 juin 2001 à 19h28.
Temps de lecture
3min
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Crédits : INTERNE

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SociétéA l’issue du Conseil national, la future ex-ministre de l’Environnement a réussi son retour à la tête du mouvement écologiste. Elle a en effet été élue au poste de secrétaire nationale. Une victoire acquise dans la douleur en raison de la fronde d’une partie des cadres et des militants.

Tout était écrit comme du papier à musique. A Noël Mamère l'investiture pour la présidentielle de 2002, Dominique Voynet prenant le soin de reprendre la tête des Verts, laissant sa place à Yves Cochet, un des ses fidèles, au ministère de l’Environnement. Mais ce Yalta politique était sans compter avec l'histoire du parti écologiste, jalonnée de frondes en tous genres. Alain Lipietz ayant finalement damé le pion au député-maire de Bègles, ce sont tous les équilibres internes au mouvement qui ont volé en éclat.

Résultat : l’élection annoncée de Dominique Voynet au poste de secrétaire nationale, à l’occasion du Conseil national de samedi à Créteil, était remise en question. Certes, le grand perdant des primaires, Noël Mamère, avait reconnu que la ministre restait la "plus légitime" pour réformer les Verts. Et, au début de la réunion, il avait nouvelle fois demandé à son clan de soutenir Dominique Voynet. Mais les militants écologistes n'ayant jamais été des exemples de discipline partisane, son appel n’était pas un gage anti-zizanie.

Trois tours de scrutin

Dans ce contexte difficile, il était difficile d’imaginer un plébiscite pour Dominique Voynet. Si elle a bien retrouvé son poste, ce ne fut pas sans mal. Malgré un discours d’apaisement dans la matinée, il lui a en effet fallu trois tours de scrutin pour l’emporter. A l’issue des deux premiers, elle était arrivée en tête de justesse devant le représentant du courant Maison Verte, Stéphane Pocrain. Seule en lice au 3e tour, son élection n’était pas encore assurée en raison de la nécessité de décrocher 60 % des voix, comme le requièrent les statuts du parti. Après une ébauche d’accord avec Noël Mamère et surtout Guy Hascoët, le secrétaire d'Etat à l'économie solidaire qui appelait jusque là à l'abstention, elle a finalement obtenu 62 votes en sa faveur, soit 60,7 % des voix.

Avec cette élection à l’arraché, le parti et Dominique Voynet évitent pour l’instant une nouvelle crise interne. La nouvelle secrétaire nationale va rester encore quelques jours au gouvernement, le temps de tenir sa promesse : lancer le projet de loi sur l'eau. Avant de se retrouver sous la surveillance de ses "anti"….

 

Ecolos de tous les partis…

 

Les Verts n'ont pas le monopole de l'écologie. Fort de ce discours, de nombreux adversaires politiques sont sortis du bois, annonçant leur candidature à la présidentielle. Au programme : pas de têtes neuves, beaucoup de recyclage. Reste une même question pour tous : obtiendront-ils les 500 signatures d'élus nécessaires à leur candidature ?

Corinne Lepage : ancienne ministre du gouvernement Juppé, elle se donnera "tous les moyens pour aller jusqu'au bout".

Brice Lalonde : écologiste de gauche puis de droite, le président de Génération écologie fait une drôle de description des Verts : selon lui, les "trois quarts sont composés de gauchistes qui se fichent de l'environnement et ne pensent qu'aux postes".

Antoine Waechter :
toujours présent, le président du Mouvement écologiste indépendant (MEI) a constitué son équipe de campagne.

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