JO 2008 : "And the winner is... Pékin" !

Par , le 14 juillet 2001 à 18h20 , mis à jour le 13 juillet 2001 à 16h09

Les membres du Comité international ont fait leur choix : Pékin sera la ville organisatrice des Jeux Olympiques de 2008. C'est une grosse déception pour la délégation parisienne, qui arrive en troisième position, derrière Toronto et devant Istanbul et Osaka.

Samaranch annonce Pekin CIO © INTERNE


Regardez l'annonce des résultats



"And the winner is.... Pékin". En tant que président du Comité internationale olympique, Juan Antonio Samaranch a eu la primeur de l'annonce. C'est dans la liesse et au son des claxones et des feux d'artifices que les Chinois ont accueilli la nouvelle. Des centaines de badauds attendant le verdict sur la place Tiananmen, en plein coeur de Pékin, ont hurlé de joie après avoir entendu le verdict à la radio. Des policiers surveillant l'immense esplanade sautaient en l'air en criant "Pékin, Pékin, nous avons gagné". Dans l'ouest de la capitale, des feux d'artifice ont salué la décision du CIO dans le cadre d'un grand gala officiel organisé à l'Autel du Millénaire, un monument futuriste inauguré l'an dernier.

 






La fête à Pékin-
Au total, cinq villes candidates étaient encore en lice : Paris, Pékin, Osaka, Toronto et Istanbul. La capitale chinoise a été élue à la majorité absolue dès le deuxième tour de scrutin, avec 56 voix sur 105.
La ville de Osaka (Japon) a été éliminée de la course à l'organisation des JO 2008 au 1er tour de scrutin organisé par le  Comité international olympique (CIO), vendredi à Moscou. Toronto (Canada) a terminé en 2e position avec 22 voix devant Paris (18) et  Istanbul (9).

C'est donc une grosse déception pour Paris dont la délégation était venue en grand nombre à Moscou pour défendre ses couleurs. Car si Pékin partait favori, la question du respect des droits de l'homme, régulièrement soulevée ces derniers jours, laissait subsister l'espoir. Les venues de Lionel Jospin, Bertrand Delanoe ou encore Znidine Zidane n'auront pas suffi à renverser la tendance.


Retour en grâce pour la Chine


C'est la première fois depuis la rénovation des JO en 1896 que la Chine, pays le plus peuplé du monde, obtient d'organiser la plus grande manifestation sportive. Le comité de candidature pékinois, qui bénéficiait de la sympathie du président du CIO avait résolument choisi de placer le mouvement olympique devant une responsabilité qualifiée d'historique. L'attribution des Jeux 2008 à Pékin marque un retour en grâce de la Chine sur la scène internationale. La capitale chinoise avait déjà été candidate il y a huit ans pour accueillir les Jeux 2000. Mais la répression du mouvement démocratique en 1989 était encore sans doute trop fraîche dans les mémoires. Elle avait été battue de deux voix par Sydney. L'intense campagne menée contre le régime chinois dans les jours qui ont précédé le vote du CIO par les organisations de défense des droits de l'Homme ou par les opposants tibétains en exil n'ont donc pas convaincu le mouvement olympique. Les "cardinaux" du CIO n'ont pas craint non plus les critiques qui leur remémoraient le fantôme des Jeux de Berlin attribués en 1936 à l'Allemagne hitlérienne.

Par Alexandra Guillet le 14 juillet 2001 à 18:20
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