© INTERNEIl va faire chaud, très chaud cet été du côté de la mairie de Toulouse, en attendant la décision du tribunal correctionnel, mise en délibéré jusqu'au 13 septembre prochain.
A l'origine de la plainte…
Les parties civiles, deux mères de familles élues de la FCPE aux conseils d'écoles ainsi que la fédération elle-même, avaient assigné Philippe Douste-Blazy, tête de liste UDF de la liste d'union de la droite, et le maire Guy Hersant (DVD) une semaine avant le premier tour de l'élection municipale à Toulouse. Elles dénonçaient le détournement d'un fichier des élus aux conseils d'école, constitué par la mairie à la fin 2000, qui avait permis l'envoi par M. Douste-Blazy, d'un courrier à l'adresse de ces parents d'élèves.
"Je pense que l'infraction est constituée", a déclaré M. Bréard en requérant une peine d'inéligibilité "ne dépassant pas six mois". "En utilisant un fichier des parents élus aux conseils d'école, on a voulu toucher des agents électoraux", a-t-il poursuivi. "Si, comme je le pense, cette action a été volontaire de la part de gens ayant pour mission de défendre tous les citoyens, votre tribunal a l'obligation d'adresser un avertissement", a encore déclaré le procureur de la République de Toulouse. Me Christian Etelin pour les parties civiles avait auparavant demandé la condamnation de MM. Douste-Blazy et Hersant à une peine symbolique d'un franc de dommages et intérêts.
"Un procès politique"
C'est la candidate 100% à Gauche, Aline Pailler, qui avait déclenché l'affaire en demandant des explications à M. Hersant sur l'utilisation de ce fichier. Celui-ci avait alors adressé à tous les candidats à la mairie de Toulouse une liste complète des délégués de parents pour montrer sa bonne foi. Les plaignants et Mme Pailler y ont vu en fait un aveu implicite de l'existence de ce fichier.
L'avocat de M. Douste-Blazy, Me Jean-Paul Cottin dénonce un "procès politique". Il a plaidé "qu'aucune preuve n'avait été apportée par les parties civiles de l'existence du fichier" et donc "de son recel par M. Douste-Blazy". "Une lettre circulaire et une enveloppe seulement ont été produites par ces parties civiles" a-t-il ajouté.
Le 6 mai, le procureur de la République Michel Bréard, estimant "ne pas pouvoir aborder les débats en toute sérénité", souhaitait qu'il soit renvoyé devant une autre juridiction. Lundi le procureur a estimé avoir eu l'aval de la chambre criminelle de la Cour de cassation pour requérir librement après le refus d'une délocalisation.
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