© INTERNELa ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, a saisi l'Inspection générale des services judiciaires (IGSJ) pour enquêter sur le fonctionnement du tribunal de Nice. Ce mandat devrait permettre à l'inspection de vérifier si des manquements à l'institution judiciaire n'ont pas été manifestes dans certains dossiers.
Sans y faire officiellement référence, Marylise Lebranchu a sans doute en tête toute une série de dossiers sulfureux laissés en suspens. De dysfonctionnements manifestes en bruits de couloirs, l'intégrité de certains magistrats niçois a été sérieusement remise en cause ces dernières semaines. Avec en premier lieu, Jean-Paul Renard, vice-président du Tribunal de grande instance (TGI) de Nice depuis 1992. Accusé par le procureur de Nice, Eric de Mongolfier d'avoir fait jouer la solidarité maçonnique dans plusieurs dossiers compromettant des "frères", il a toujours défendu son indépendance.
"Un réseau de prostitution enfantine"
Puis Jean-Paul Renard se retrouve à nouveau sur la sellette en pleine affaire Karim Kamal. Cette dispute entre époux pour la garde de leur fille Lauriane tourne rapidement à l'imbroglio diplomatico-judiciaire. Après avoir obtenu un droit d'asile aux Etats-Unis, Karim Kamal revient sur le devant de la scène le 14 juin et reproche à la justice française de ne jamais avoir enquêté sur des sévices sexuels présumés sur sa fille mineure. L'affaire nourrie par des rumeurs et des accusations jamais vérifiées se transforme en véritable accusation de pédophilie impliquant des magistrats niçois. L'avocat de Karim Kamal allait alors même jusqu'à affirmer que des magistrats et des avocats étaient impliqués dans un "réseau de prostitution enfantine"
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