© INTERNEVendredi 9 heures. Les pompiers quittent le village. Pendant de très longues minutes, ils ont passé au gros jet la rue principale de Monacia afin d’effacer les traces de sang. Au pied de l’arbre où s’est effondré François Santoni, des marques rouges foncées demeurent. Plus loin, les enquêteurs tentent d’obtenir des informations des villageois. Difficile de faire parler les gens.
Face à l’assassinat de Santoni, la population oscille entre consternation et exaspération. "Comment peut-on tuer un gars du coin ? " s’époumone un villageois. " Encore un règlement de comptes entre factions " s’irrite un autre. Y’en a marre de toutes ces histoires. Nous, ce qu’on veut, c’est vivre tranquillement. Et avec ça, on va encore passer pour des sauvages".
"Certes, ce n’était pas un enfant de chœur mais on ne tire pas comme ça dans un village, poursuit une femme. Il y avait des gamins quand même !". Un vieux du village scrute l’horizon, pessimiste : "C’est pas fini, c’est pas fini. Avant, tout se réglait avec une paire de baffes. Aujourd’hui, on n’en est plus là…".
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